Le pilier gauche Etienne Falgoux ne sera pas retenu par Clermont à l’issue de la saison en cours.
Dans une interview accordée à La Montagne, le joueur de 33 ans est revenu sur la fin de son aventure à l’ASM. Cette saison, il n’a été titularisé que quatre fois et n’a disputé que dix rencontres, freiné par plusieurs blessures.
« Il faut rester professionnel. La blessure fait malheureusement partie du jeu. Le début de saison s’est plutôt bien passé, je me sentais bien jusqu’à la fin du premier bloc. Mais cette blessure à Lyon, puis la rechute derrière ont fait que le deuxième bloc a vite été cuit pour moi. Se blesser n’est jamais agréable, mais en plus dans ma situation, le timing a fait que c’était assez délicat à encaisser. Je ne m’étais pas fait une cheville en dix ans et ça arrive deux fois en trois mois cette année… » confie-t-il.
Concernant la non-prolongation de son contrat, Falgoux explique : « Je n’ai pas eu trop le choix, donc je ne me pose pas vraiment la question. Fin octobre, on m’a dit que je ne serai pas prolongé pour différentes raisons. Quand on n’a pas le choix, qu’on n’a pas les cartes en main, ça ne sert à rien de se “récurer la marmite” pour essayer de changer les choses. C’était acté. »
L’ancien vice-capitaine se montre touché par cette décision, lui qui rêvait d’être un joueur fidèle à un seul club. « Forcément que l’idée m’a traversé la tête. Je ne peux pas dire le contraire. C’est sûr que ça aurait été quelque chose de beau, d’assez rare dans notre milieu. Mais je respecte la décision du club, l’institution passe avant tout. Il y a un paquet de mecs qui sont passés avant moi et qui passeront après. Ça fait partie de la vie d’un club et d’un joueur. Il faut savoir l’accepter. »
Il revient également sur les raisons avancées par l’ASM pour justifier son départ : « On m’a donné plusieurs justifications. La première, c’est que le club voulait procéder à un étalement des générations sur le poste de pilier gauche. On m’a aussi dit que la masse salariale était limitée, que la concurrence était de plus en plus accrue et que j’étais le seul en fin de contrat. Puis, ma relation avec Christophe Urios s’est aussi un peu dégradée ces derniers temps donc je pense que cela a aussi pesé dans la balance. »
Falgoux confesse avoir senti venir cette décision depuis un an ou un an et demi : « Je suis passé de vice-capitaine à ne plus avoir aucun rôle de leader au sein des différents groupes constitués en lien avec le staff. Je voyais bien que quelque chose était en train de changer. Donc non, ça ne m’a pas surpris. »
Malgré tout, la déception reste forte. « C’est dur, oui et non. Je reste quand même actif dans le vestiaire, je ne me mets pas à l’écart. Mais oui, c’est une déception de ne plus faire partie de ces réunions de leaders. C’est vrai que je n’ai pas trop compris cette mise à l’écart. Mais ce n’est pas de mon ressort, donc il faut faire avec. »
Pour finir, il affiche sa détermination à bien terminer son parcours avec Clermont : « Pour moi, l’idée, c’est d’essayer de terminer le mieux possible. En beauté, ce serait incroyable. Terminer comme j’ai démarré serait aussi une belle récompense. Je prendrai ce qu’il y a à prendre, j’ai conscience que le groupe tourne bien, mais je veux me donner à 100 % pour faire partie de cette équipe. »
Une chose est certaine : Etienne Falgoux ne compte pas raccrocher les crampons. « Je souhaite encore poursuivre ma carrière de joueur pour encore au moins deux saisons. Après, ce seront la tête et le corps qui décideront, mais pour l’instant je n’ai pas envie que ça s’arrête. J’étudie actuellement plusieurs pistes de travail, mais pour l’instant, rien n’est fixé. »
Le pilier précise qu’il explore des opportunités aussi bien en Top 14, en Pro D2 qu’à l’étranger.







