
Lors de l’émission « Face à la toile », créée par l’ancien pilier Romain Magellan, où des figures du rugby se confient tout en peignant, Sébastien Chabal a fait une révélation surprenante : il a été victime d’un infarctus.
Cet épisode marquant, raconté avec recul et lucidité, rappelle l’importance cruciale d’écouter son corps.
### Une douleur trompeuse, un diagnostic rapide
Sébastien Chabal illustre à quel point la détection précoce peut sauver des vies. En déplacement professionnel entre Lyon et Avignon, l’ancien colosse du rugby a d’abord attribué une douleur intense à ses cervicales.
Mais, face à la progression des symptômes, il a su reconnaître les signes d’alerte :
> « J’ai toujours su que j’allais faire au moins un infarctus. J’avais un terrain familial, et je savais à peu près les signes d’un infarctus. Sur la route, ces signes étaient de plus en plus présents. Je me suis arrêté sur une aire d’autoroute. Je me suis dit que ce n’était pas mes cervicales. J’ai continué de rouler jusqu’à Valence. Je m’étais arrêté en me disant que ça allait peut être passer. Mais les signes étaient plus douloureux. Je me suis dit qu’il fallait que j’y aille car sinon on risquait de me retrouver mort sur l’aire d’autoroute dans quelques semaines. Parce que c’était une aire où il n’y avait rien. »
Il a alors pris la décision décisive de se rendre aux urgences de Valence, où il a été immédiatement pris en charge :
> « Aux urgences, j’arrive : ‘Bonjour, je pense que je suis en train de faire un infarctus’. Ils m’ont demandé la carte vitale, etc. Je me suis enregistré, et j’étais en train de faire un infarctus. Je n’ai pas peur de la maladie, ça ne m’inquiète pas trop. Un infarctus, certes il y a la douleur, mais lorsque c’est pris à temps, ça va. Ils te mettent le stent, instantanément, tu n’as plus mal. Moi ça a été pris à temps et heureusement mon cœur n’a pas de séquelles. Ils te font un tout petit trou au poignet. Pour eux, c’est trop facile. La médecine est tellement incroyable. »
### Un tournant personnel
Sébastien Chabal ne s’est pas laissé abattre par la peur. Il met en avant la qualité des soins médicaux qu’il qualifie d’« incroyable ». Toutefois, cet incident l’a poussé à changer son mode de vie, conscient que son entourage s’inquiétait plus que lui.
Il confie :
> « Un infarctus ? Je ne dis pas que ce n’est rien. Mais je dis que ça ne fait pas peur. J’étais peut-être conditionné. Je n’ai pas l’impression que je vais mourir de ça. Bien sûr que c’est grave. Pour ma famille, c’est grave. Cela inquiète davantage les gens. C’est pour ça que j’essaie de faire des efforts : ne pas fumer, je ne picole pas et je ne mange pas dégueulassement. »
Aujourd’hui, suivi régulièrement par son cardiologue et sous traitement, Sébastien Chabal voit dans cette épreuve une leçon de vie, sauvée in extremis grâce à une décision prise au bon moment.







