Le XV de la Rose se dirige vers le Stade de France embourbé dans une crise inédite. Avec trois défaites déjà enregistrées, dont une humiliation historique en Italie (23-18) et une lourde défaite à domicile face à l’Irlande (21-42), l’équipe entraînée par Steve Borthwick connaît un véritable calvaire.
Pourtant, malgré cette série noire, la dernière place du Tournoi des Six Nations ne semble pas encore acquise. Un matelas important en termes de différence de points permet aux Anglais de garder une longueur d’avance quasi insurmontable sur le Pays de Galles, déjà condamné.
Selon Midi Olympique, un cataclysme historique a donc été évité de justesse. Dans l’ère moderne des Six Nations, voir l’Angleterre finir dernière serait un séisme sans précédent. Malgré sa situation catastrophique, le XV de la Rose bénéficie d’un Pays de Galles encore plus en difficulté, qui n’a toujours pas enregistré la moindre victoire et ne compte qu’un point au classement, contre six pour l’Angleterre.
Le rempart majeur des Anglais reste leur « point average ». Mathématiquement, rien n’interdit aux Gallois de dépasser l’Angleterre, mais le scénario relève de la « science-fiction rugbystique ». Avec une différence globale de +4 pour l’Angleterre contre -96 pour le Pays de Galles, le défi est immense.
Pour que l’Angleterre termine en dernière position, il faudrait une conjonction d’événements extrêmes : une défaite par au moins 50 points face à la France, combinée à une victoire bonifiée du Pays de Galles contre l’Italie avec un score fleuve (minimum 51-0). Si le sport réserve parfois des surprises, l’écart de niveau et la dynamique actuelle rendent cette hypothèse quasi impossible.
L’Angleterre sauvera donc probablement les meubles sur le plan administratif… à défaut de sauver son honneur sur le terrain.







