Incontournable dans le système de jeu de Fabien Galthié, Thomas Ramos s’impose une nouvelle fois comme le métronome indispensable du XV de France. À l’aube du choc décisif contre l’Angleterre ce samedi, l’arrière toulousain est avant tout l’artilleur implacable sur lequel les Bleus comptent pour concrétiser chaque opportunité.
### Un réalisme à toute épreuve
Cette édition 2026 du Tournoi des Six Nations confirme la domination statistique de Ramos face aux perches. Avec 58 points inscrits en seulement quatre rencontres, il mène largement le classement des meilleurs marqueurs. Sa marge sur ses poursuivants est considérable, reléguant le maestro écossais Finn Russell à 16 points de retard (42 points). Cette efficacité clinique est devenue la marque de fabrique du numéro 15 tricolore, dont la sérénité lors des transformations maintient le XV de France sous une pression constante pour ses adversaires.
### Un sommet historique en ligne de mire
Au-delà de la course au titre et de la victoire finale dans le Tournoi, Thomas Ramos vise un exploit historique samedi prochain au Stade de France. En inscrivant neuf points ou plus face au XV de la Rose, il intégrera « le cercle très fermé des dix meilleurs marqueurs de l’histoire de la compétition » comme le souligne Midi Olympique. Il délogerait alors l’Écossais Greig Laidlaw, dixième avec 290 points, dans ce classement prestigieux toujours dominé par la légende irlandaise Jonathan Sexton (566 points).
Parmi les joueurs encore en activité, seuls l’Anglais Owen Farrell (528 points, 4e) et l’Écossais Finn Russell (298 points, 9e) figurent devant lui, témoignant de l’exploit qu’incarnerait cette entrée dans le top 10 pour un joueur dont la régularité force l’admiration.
### Une pièce maîtresse pour le titre
Ce Crunch de samedi ne sera donc pas seulement une lutte pour le trophée, mais aussi une soirée charnière pour la carrière internationale de Thomas Ramos. Sa capacité à punir la moindre indiscipline anglaise sera, comme à l’accoutumée, « le facteur X du staff tricolore ». Si les Bleus veulent soulever un deuxième trophée consécutif, ils auront plus que jamais besoin de la précision chirurgicale de leur arrière pour valider leur supériorité territoriale.







