À la veille d’un “Crunch” anniversaire au Stade de France, Antoine Dupont a rapidement mis de côté la déception de la défaite face à l’Écosse (50-40) à Murrayfield. Ce revers, qui a interrompu les espoirs de Grand Chelem, n’entame pas la détermination du capitaine des Bleus, concentré sur un objectif majeur : remporter le Tournoi des Six Nations 2026.
### L’objectif : conserver le titre
Pour le demi de mêlée toulousain, ce dernier match ne se réduit pas à une simple exhibition. C’est “l’ultime marche vers un doublé historique”. Bien que le Grand Chelem soit désormais hors de portée, une victoire — idéalement bonifiée — permettrait à l’équipe de Fabien Galthié de défendre son titre, un exploit qui marquerait durablement le rugby français.
“Un titre reste une récompense majeure”, a souligné le capitaine tricolore, insistant sur l’importance de cette échéance.
### Un Crunch sous le signe des 120 ans
Ce samedi à 21h10, les Bleus affronteront l’Angleterre dans un match chargé d’histoire, célébrant les 120 ans du “Crunch”. Face à une équipe anglaise en difficulté, luttant pour éviter la dernière place du classement, la France devra faire preuve de rigueur et de discipline pour concrétiser ses ambitions.
Avec en jeu un deuxième sacre consécutif, ce choc s’annonce comme le point d’orgue d’un Tournoi riche en rebondissements. Pour Dupont et ses coéquipiers, il s’agit de clore la compétition en beauté, malgré les secousses provoquées par la défaite écossaise.
Dans un entretien accordé à RMC Sport, Antoine Dupont est revenu sur le revers subi à Murrayfield :
« Ce ne sont pas les semaines les plus agréables. Mais on a déjà connu ça par le passé, il y a encore de l’enjeu. Ça a donc été facile de vite basculer et se remotiver parce qu’il y a vraiment un bel objectif à aller chercher. »
Refusant de parler de revanche, il précisait :
« Revanchard, je ne sais pas si c’est le mot mais en tout cas j’ai senti une bonne énergie cette semaine, plus de concentration. La semaine de l’Ecosse, il y avait beaucoup de bonne humeur mais peut-être une baisse de vigilance, une baisse de détermination. En tout cas, c’est ce qu’il s’est ressenti le week-end. Sur ces secteurs-là : l’envie, l’état d’esprit, l’envie de se faire mal collectivement, j’espère que l’on répondra. »
Dupont a également exprimé sa déception après sa prestation :
« Quand on fait des matchs comme ça, ce n’est pas agréable les jours qui suivent, que ce soit individuellement ou collectivement. On était tous dans le même bateau. On a fait un match qui était très loin de nos standards. »
Il a insisté sur l’urgence de retrouver un autre visage rapidement :
« Quand ça arrive, il ne nous tarde qu’une chose, c’est de pouvoir revenir sur le terrain pour pouvoir montrer un autre visage. Mais comme je l’ai dit aussi, ça a été facile de se remotiver en vue du week-end qui arrivait et du coup de switcher dans l’état d’esprit et dans la préparation. »
Sur les causes de la déroute face à l’Écosse, Dupont a pointé du doigt une accumulation d’erreurs individuelles révélant une préparation collective insuffisante :
« Je pense que ça a été une accumulation d’erreurs individuelles, ce qui veut dire une mauvaise préparation collective. Comme je le disais, ça a été surtout un manque d’énergie, un manque de vigilance, un manque de concentration où on nous a vu commettre des fautes qu’on ne faisait plus ces derniers temps. »
« On nous a vu subir défensivement comme ça nous était rarement arrivé. Donc au-delà des lacunes individuelles, je pense que c’est surtout une préparation collective, un état d’esprit général qui n’était pas au niveau de la rencontre qu’on a vécue à Edimbourg. »
Enfin, il est revenu sur son altercation avec Ben White, relativisant l’incident :
« C’était juste le comportement que tout le monde a vu sur le terrain. Je pense qu’on a connu des défaites, on a connu des victoires mais moi je n’ai jamais eu un état d’esprit comme ça sur le terrain. C’est juste ce que je lui ai dit. Après, ils ont très bien joué. Il n’y a aucun souci sur le côté sportif et donc ça a fait plus de bruit que ça en aurait dû. Mais j’ai juste voulu lui dire ça. »
Antoine Dupont et les Bleus abordent désormais le “Crunch” dans l’espoir d’un épilogue triomphal, prêts à redorer leur blason et à défendre leur couronne avec la rage de champions.







