La défaite historique de l’Angleterre face à l’Italie (23-18) continue de faire réagir au-delà du seul résultat sportif. Une séquence vidéo, devenue virale, a particulièrement retenu l’attention : au cours du match, le deuxième ligne Maro Itoje, visiblement tendu, impose fermement un choix tactique à son ouvreur Fin Smith.
Sur les images captées par les micros de terrain, Maro Itoje interrompt toute hésitation de son numéro 10 avec une autorité claire et nette : « Don’t argue with me. Take the three. » Cette scène a rapidement alimenté les rumeurs d’un possible désaccord au sein du groupe anglais. Pourtant, en conférence de presse, le joueur des Saracens a tenu à éteindre les polémiques.
« Il n’y a pas de problème. Il n’y a pas de problème entre nous. Fin est un type bien et je m’entends très bien avec lui », a assuré Itoje, soulignant que cette séquence avait été « largement surexposée » dans le contexte difficile que traverse l’équipe. « Naturellement, je pense qu’en raison de la défaite, cela a pris plus d’importance que ce n’était réellement le cas. »
Le capitaine a également voulu replacer cet échange dans le cadre de la complicité entre coéquipiers : « Lorsque vous avez de bonnes relations avec les gens, vous pouvez avoir ce genre de conversations et passer à autre chose assez rapidement. Il n’y a pas eu de suite après. »
Assumant pleinement son attitude, Maro Itoje explique que cette franchise, qui peut paraître brutale à l’écoute, est courante dans le rugby de haut niveau : « Je n’ai pas vraiment perdu mon sang-froid. Vous ne me voyez pas souvent avec un micro, je ne suis pas toujours équipé, mais je donne peut-être une fausse image de moi. »
Il revient sur le contexte de cet échange : « Fin, c’est mon pote. Ce que je fais, c’est que j’aime bien entendre ce que mes principaux leaders pensent de la situation et, quel que soit celui qui joue en 10, il aura évidemment un rôle important là-dedans. »
« Au départ, j’ai demandé ce que nous pensions devoir faire et, je voilà. Il a donné son avis, j’ai donné mon avis, et je voulais simplement passer rapidement à la suite. »
Le joueur insiste enfin sur l’importance du dialogue franc dans une équipe : « Je pense en vrai que c’est bien que les joueurs de l’équipe sentent qu’ils peuvent donner leur avis et, dans le sport, c’est sans doute la discussion la plus cash qu’on peut avoir. On a déjà eu des échanges bien plus secs entre nous et avec d’autres coéquipiers ! »
Alors que le XV de la Rose s’est rendu à Paris avec la crainte d’une « cuillère de bois », ce resserrement des rangs autour de son leader combatif sera une nouvelle fois mis à l’épreuve ce samedi face aux Bleus au Stade de France.







