Malgré un Tournoi des Six Nations 2026 particulièrement difficile, marqué par une cinquième place historique et une défaite cruciale face à la France (48-46), Steve Borthwick peut compter sur un soutien de poids : son prédécesseur Eddie Jones.
### Un plaidoyer pour la stabilité
L’ancien sélectionneur anglais, désormais à la tête du Japon, a défendu celui qui fut son adjoint chargé des avants entre 2015 et 2019. Dans le podcast *Rugby Unity*, Jones a reconnu la dureté de la campagne anglaise, tout en affirmant la valeur de son successeur :
« Steve a fait du bon travail avec l’Angleterre, ils restaient sur une série de 12 victoires. Ils ont fait un mauvais Tournoi. Il n’y a aucun doute qu’ils ont fait un mauvais Tournoi, donc il devra montrer à la RFU qu’il sait pourquoi il a fait un mauvais Tournoi, qu’il sait comment redresser la situation et je suis sûr qu’il peut le faire. »
Pour Eddie Jones, se séparer de Steve Borthwick serait une erreur stratégique. Il estime que le sélectionneur reste l’homme de la situation et mérite le soutien actif de la Fédération pour corriger le tir :
« Je vais le redire : je pense que c’est l’homme qu’il faut pour entraîner l’Angleterre et je pense qu’ils doivent le soutenir dans cette période. Peut-être qu’il s’est trompé sur certaines choses et ils devront l’aider à corriger ces erreurs, mais ce serait imprudent de changer. »
### L’expérience des « examens » fédéraux
Fort de son propre vécu, Eddie Jones a également partagé son regard sur les processus d’évaluation lancés après des performances décevantes. Il a rappelé avec ironie le climat qui régnait à la fin de son mandat :
« La dernière fois que j’ai eu droit à un examen, je savais que c’était une perte de temps. J’étais déjà parti. J’étais “brown bread” (mort). »
De cette expérience, il tire une leçon claire : toute analyse de la campagne anglaise devrait rester entre les mains d’experts familiers avec les réalités du terrain et les contraintes quotidiennes du métier de sélectionneur.







