Au lendemain du sacre de leurs aînés, l’équipe de France U20 a signé un nouvel exploit dimanche à La Rochelle, complétant ainsi le triomphe du rugby français.
Les Bleuets se sont imposés 31-28 face à l’Angleterre, décrochant un Grand Chelem qu’ils n’avaient plus atteint depuis 2014, lors de la génération emmenée par François Cros et Baptiste Serin.
### Un début de match « champagne »
Sous les acclamations d’un stade Marcel-Deflandre bouillonnant, les jeunes Français ont rapidement dominé la rencontre. Animés par un Dylan Cazemajou incandescent, auteur d’un doublé (10e, 26e), et soutenus par les essais de Melvyn Rates (15e) et Timéo Frier (17e), les Bleuets ont rapidement pris le large, menant 26-7 avant la demi-heure.
La supériorité tricolore était telle que le public anglais, « sans doute honteux et confus », s’est même surpris à entonner des « Allez le France » bienveillants.
### Le piège du « trash-talk » anglais
Mais comme redouté par le staff français, les Anglais ont usé de provocations et de chambrages pour déstabiliser les Bleuets. En tombant dans ce piège, les Français ont perdu leur rythme et leur maîtrise du jeu :
– **Une indiscipline coûteuse :** des accrochages inutiles ont brisé le tempo des Bleus.
– **Un trou d’air physique et technique :** moins précis dans leurs transmissions et plaquages, ils ont concédé deux essais avant la pause (32e, 40e).
– **Le basculement :** à la 53e minute, Nick Lilley a offert à l’Angleterre la première avance du match (26-28).
### Gabin Garault, le héros de Deflandre
Dans une fin de match haletante, marquée par deux coups de pied ratés inhabituels de l’ouvreur Gabin Kretchmann, c’est le « local de l’étape » qui a fait la différence. Le talonneur rochelais Gabin Garault a finalement délivré son public à la 73e minute en concluant un ballon porté victorieux (31-28).
L’assaut final anglais a été repoussé par un grattage décisif de Léo Michaux à la 80e minute, scellant ce succès historique. Malgré un quart d’heure difficile, vécu « comme un boulet », les Bleuets rejoignent ainsi au palmarès leurs illustres prédécesseurs, devenant une nouvelle génération invaincue.







