
Le premier tour des élections municipales de ce week-end a mis plusieurs personnalités emblématiques du rugby face à l’électorat local. Victoires nettes, qualifications serrées ou retraits stratégiques : Midi Olympique dresse un bilan des résultats de ces figures du ballon ovale.
**Succès et qualifications au rendez-vous**
Plusieurs acteurs du rugby ont confirmé leur implantation locale ou leur potentiel à poursuivre la course aux municipales :
– **Didier Codorniou (Gruissan)** : Le maire sortant a parfaitement négocié ce premier tour en recueillant 62,97 % des voix, assurant ainsi son maintien à la tête de la commune.
– **Serge Blanco (Biarritz)** : La légende biarrote vire en tête, mais d’un souffle. Avec 26,68 % des suffrages, il devance de seulement douze voix la maire sortante Maider Arosteguy (26,60 %). Le second tour, qui s’annonce quadrangulaire, promet d’être palpitant.
– **Mohed Altrad (Montpellier)** : Le président du MHR se qualifie pour le second tour avec 11,31 % des voix, mais reste distancé par le leader Michaël Delafosse, crédité de 33,41 %.
– **Pierre Rabadan (Paris)** : L’ancien troisième ligne figure en bonne position dans la capitale, présent sur la liste d’Emmanuel Grégoire, qui obtient 38,30 % des suffrages, devançant Rachida Dati (26 %).
– **Fabien Pelous (Garidech)** : Conseiller municipal sortant, l’ex-deuxième ligne s’est largement imposé avec 78,79 % des voix sur la liste de Vincent Richard.
**Toulon : un revers face à la poussée du Rassemblement national**
À Toulon, le contexte politique local complique la donne pour le rugby. La liste du Rassemblement national menée par Laure Lavalette et intégrant l’ancien joueur David Gérard domine largement le scrutin avec 42,05 % des voix. En revanche, la liste soutenue par Mourad Boudjellal, conduite par Michel Bonnus, ne recueille que 15,71 %.
Face à ce constat, une décision forte a été prise :
« Le candidat a annoncé se retirer « pour faire front contre le Rassemblement national ». »
Ce premier tour confirme que si le monde du rugby conserve une certaine influence politique locale, les enjeux électoraux et le contexte national restent décisifs dans ces scrutins municipaux.







