Antoine Dupont, pilier du XV de France et artisan du doublé historique dans le Tournoi des Six Nations, fait l’objet d’analyses contrastées quant à son état de forme physique.
Malgré un parcours collectif exemplaire, certains experts, dont Eddie Jones, ancien sélectionneur de l’Angleterre et figure majeure du rugby mondial, émettent des doutes sur les capacités physiques pleines et entières du demi de mêlée toulousain.
Invité du podcast Rugby Unity, Eddie Jones a livré une évaluation sans concession : « Je pense qu’Antoine Dupont reste un joueur exceptionnel, mais il traverse cette période post-rupture du ligament croisé antérieur où l’on est un joueur différent. Après une telle blessure, on n’a plus les mêmes sensations, et lui doit s’adapter, donc il n’est plus aussi performant qu’avant. »
L’entraîneur australien ne considère pas cette situation comme une condamnation définitive, mais comme une phase normale. Il souligne que la reprise après une telle blessure demande du temps, d’autant plus que Dupont, régulièrement ciblé par les défenses adverses, a débuté sa saison seulement en novembre dernier.
Pourtant, les chiffres du Tournoi 2026 attestent du rôle central que lui confie le sélectionneur Fabien Galthié. Avec 355 minutes jouées, soit en moyenne 71 minutes par rencontre, Dupont est la pierre angulaire des Bleus dans les moments clés, notamment lors des fins de match tendues contre le XV de la Rose.
Si ses statistiques offensives sont modestes — un seul essai inscrit en Écosse — son influence dépasse largement les simples chiffres. Son retour progressif avec le Stade Toulousain, marqué par un doublé spectaculaire face à La Rochelle avant le Tournoi, laisse entrevoir un retour vers son meilleur niveau.
Désormais, c’est avec le Stade Toulousain qu’Antoine Dupont doit poursuivre sa progression. Alors que l’équipe dirigée par Ugo Mola a su gérer son absence lors de la période internationale, le retour du capitaine s’annonce déterminant pour aborder les phases finales du Top 14 et de la Champions Cup.
L’enjeu est clair : démontrer que la phase de réadaptation décrite par Eddie Jones est désormais derrière lui, et que Dupont retrouve son statut de joueur « dominant » d’avant 2025.







