Un imbroglio logistique se transforme en véritable bras de fer médiatique autour de la finale de la Coupe de France 2026. La Fédération Française de Football (FFF) a décidé d’avancer la finale au vendredi 22 mai, au lieu du samedi 23 mai initialement prévu. Cette décision, motivée par des travaux importants liés au projet « Grand Paris », place France Télévisions dans une situation délicate.
Le Stade de France, théâtre historique de la finale, voit son calendrier bouleversé par la fermeture des lignes B et D du RER le 23 mai pour des travaux. Pour Philippe Diallo, président de la FFF, délocaliser la finale en province n’était pas envisageable, le Stade de France demeurant « chargé d’histoire » et garant de la « neutralité » sportive. La solution retenue : avancer la rencontre d’une journée pour assurer l’accessibilité.
Cette modification provoque un choc médiatique majeur. France Télévisions, diffuseur public de la finale du Challenge (Coupe d’Europe de rugby), voit les deux événements s’entrechoquer le même jour, le vendredi 22 mai. Si un club français atteint la finale européenne, la concurrence d’audience pourrait être inévitable.
« [Les chaînes publiques] jugent dommage que les deux finales soient en concurrence », confie une source interne, tandis que la FFF affirme ne disposer d’aucune alternative.
Cette tension survient dans un contexte financier tendu. Le contrat actuel entre France Télévisions et la FFF arrive à échéance, avec une contribution annuelle de 8 millions d’euros. Les négociations pour sa reconduction sont au point mort :
– France Télévisions propose de réduire sa participation à 4 millions d’euros en raison de contraintes budgétaires ;
– beIN Sports a déjà prolongé son engagement jusqu’en 2030, en doublant sa mise à 9 millions d’euros ;
– la FFF refuse pour l’instant l’offre publique, mettant en doute l’avenir de la diffusion en clair de la Coupe de France.
Le comité exécutif de la FFF doit valider officiellement ce changement de date ce mardi, actant ainsi un duel inédit entre football et rugby sur les écrans français.
Affaire à suivre…







