Ces dernières semaines, Pierre Mignoni, manager du Rugby Club Toulonnais (RCT), a été victime d’un burn-out. Après trois semaines de repos, il a repris le chemin du Campus, visiblement en meilleure forme. Le technicien toulonnais entend désormais revoir sa méthode de travail pour prévenir toute rechute.
Pendant ce temps, à Pau, Sébastien Piqueronies, à la tête d’une Section Paloise qu’il a hissée parmi les meilleures équipes, adopte une approche pragmatique face à la pression du métier. Conscient de la dureté de la tâche, il refuse cependant de s’apitoyer, rappelant les privilèges liés à sa fonction.
Dans une interview accordée à Sud-Ouest, il a tenu à relativiser : « Même si c’est parfois dur, je veux relativiser : dans la vie ‘civile’, plein de gens vivent des moments plus chargés en responsabilités et en stress », confie-t-il.
Pour autant, le manager reconnaît que le perfectionnisme, moteur de son succès, est aussi un piège permanent : « Tu veux tout optimiser, aller chercher un gain marginal… Tu as toujours des idées pour mieux faire. Il faut lutter contre soi-même pour se dire qu’on ne va pas tout faire, sinon tu peux aller jusqu’à l’épuisement. »
Pour soutenir cette exigence, Sébastien Piqueronies s’appuie sur un entourage proche solide et compréhensif : « Il faut être sacrément bien entouré, que ton premier cercle comprenne que tu es moins disponible, très souvent sous forte pression. »
Enfin, le manager précise qu’il veille à préserver son sommeil, dormant entre 5 et 7 heures par nuit afin de recharger convenablement ses batteries et tenir le rythme effréné du Top 14.







