Loin des terrains du Top 14 et des mêlées intenses, Dorian Aldegheri cultive des passions peu communes dans le monde du rugby. Entre les riffs saturés du Hellfest et la mécanique précise des choppers, le pilier international du Stade Toulousain trouve un équilibre étonnant, fondé sur des valeurs qu’il considère indissociables de son sport.
### Un triptyque de passion : « Des gens complètement jobards »
Pour Aldegheri, le lien entre rugby, moto et métal ne se limite pas à une simple apparence, mais repose avant tout sur un état d’esprit. S’il s’amuse de l’originalité de ces univers, il y perçoit surtout un refuge de bienveillance et de simplicité.
Il s’est confié à *Midi Olympique* :
« Ce qui me plaît dans ces mondes, c’est qu’ils sont à part et qu’on y croise des gens complètement jobards ! Plus sérieusement, je trouve que ces trois univers ont en commun plusieurs valeurs, comme la solidarité et le vivre-ensemble. Au Hellfest, tout le monde partage avec tout le monde, les gens sont accessibles, gentils et toujours dans un bon délire. Et pareil pour la moto, surtout dans l’univers des choppers : les mecs ne se prennent pas la tête, ils sont là pour prendre du plaisir et partager leurs connaissances et leur expertise de la mécanique. C’est comme au rugby : on se rassemble autour d’une passion et on partage. »
### La playlist du vestiaire : « Les mecs craquent au bout de cinq minutes ! »
Si certains joueurs préfèrent des musiques plus douces pour se motiver, Aldegheri, lui, privilégie la puissance sonore pour entrer dans son match. Suicidal Tendencies, Slipknot ou les Français de Gojira résonnent en boucle dans ses écouteurs.
Il avoue parfois vouloir partager sa passion musicale avec ses coéquipiers, mais sans grand succès :
« J’aime beaucoup Suicidal Tendencies, Meshuggah, Slipknot, Gojira… Il y en a plein. Je n’écoute que ça avant les matchs. Ça motive ! Parfois je mets du Meshuggah en salle de musculation… Bon, pas longtemps hein, parce que les mecs craquent au bout de cinq minutes ! »
### Une reconnaissance discrète dans la fosse
Malgré son physique imposant, Aldegheri s’intègre parfaitement dans la communauté métal :
« Oui, quelques-uns me reconnaissent quand je vais à un concert, mais c’est toujours dans un super esprit. J’ai rarement connu une communauté aussi cool que celle de la musique métal. »
Entre musique, moto et rugby, Dorian Aldegheri incarne ainsi une passion détonante qui scelle des valeurs de partage et de convivialité bien au-delà des terrains.







