Ces dernières semaines, Pierre Mignoni, manager du Rugby Club Toulonnais (RCT), a traversé un épisode de burn-out. Après trois semaines de repos, il a repris le chemin du Campus toulonnais, avec la ferme intention de revoir sa méthode de travail pour éviter toute rechute.
De son côté, Yannick Bru, manager de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), adopte une stratégie de déconnexion sélective pour préserver sa santé mentale. Confronté à des heures interminables et un téléphone saturé de notifications — près de 1 000 appels en absence — l’ancien international a dû apprendre à faire le tri pour ne pas succomber au stress.
Dans les colonnes de Sud-Ouest, il confie : « Au début, ça me stressait. Maintenant, non. Je prends ce qui est urgent, important. Le reste, je ne peux pas. Il faut que je me protège. »
Malgré des journées marathon s’étirant de 5h45 à 23h00, Bru fait preuve d’une rigueur d’analyse sans faille pour rester crédible auprès de ses joueurs : « Tu ne travailles pas autant pour te rassurer, mais parce que si tu veux dire aux joueurs ce qui est important, tu dois avoir tout compris avant : l’attaque, la défense, le jeu au pied, l’adversaire, la psychologie des mecs… »
Cette intensité, il peut la gérer grâce au soutien précieux de son président Laurent Marti, qu’il décrit comme une relation de confiance primordiale : « Yannick, ça va le faire, ne t’inquiète pas. Quand ton supérieur t’explique en permanence que tu es nul et que tu n’y arriveras pas… »
Dans ce même entretien, Bru détaille son rythme de travail effréné : il se lève à 5h45 chaque matin et termine sa journée officielle à 19h00 avant de poursuivre sur ordinateur jusqu’à 23h00. Une discipline extrême au service de la performance et de la santé mentale.







