Le Tournoi des Six Nations 2026 restera dans les annales, non seulement pour la victoire spectaculaire du XV de France face à l’Angleterre (48-46), mais aussi pour les coulisses inattendues de ce triomphe.
Alors que Thomas Ramos s’apprêtait à tenter la pénalité décisive à la 82e minute, Patrick Arlettaz, l’entraîneur de l’attaque et ancien coach de l’USAP, vivait ce moment clé loin du terrain… coincé dans un ascenseur.
Sous la pression insoutenable du box technique, Arlettaz a ressenti le besoin impératif de quitter sa place pour rejoindre la pelouse, malgré les consignes de Fabien Galthié.
« On l’espérait tous, cette pénalité. Et puis, il y a ce moment où on voit le bras levé de l’arbitre et donc là, il y a une espèce de réflexion en disant, voilà, maintenant, ça va se jouer là-dessus. En haut, c’était assez tendu. Ça me semblait interminable ! J’ai dit : “Je m’en vais, je descends sur le terrain”. Fabien (Galthié) m’a dit de rester avec lui, je lui ai dit non ! » a confié Patrick Arlettaz à L’Indépendant.
En quittant le box, il s’est retrouvé enfermé entre deux étages, accompagné d’un garde du corps du RAID et d’une opératrice, dans un huis clos surréaliste au moment où le sort du match se décidait à quelques mètres seulement.
« On a toujours un garde du corps qui nous suit quand on bouge. Donc je me retrouve dans l’ascenseur en train de descendre avec un garde du corps du RAID et une demoiselle qui passe sa soirée à appuyer sur les boutons. Ce n’est pas très sympa le match qu’elle vit… » raconte Arlettaz.
Sans écran ni retour sonore, c’est grâce aux vibrations provoquées par les sauts de joie des 80 000 supporters que l’entraîneur a compris que la pénalité était réussie et que la France venait de s’imposer.
« D’un coup, dans l’ascenseur, ça a tremblé. C’est comme ça que j’ai appris que Thomas avait passé la pénalité. Donc j’ai accolé les deux personnes qui étaient à côté, tellement j’étais content. Je ne l’ai pas vue, la pénalité, je l’ai re-regardée après. Je l’ai vécue dans l’ascenseur, avec les vibrations du stade. Mais finalement, c’était super sympa de le vivre à l’aveugle. Donc, je ne regrette pas ! » a-t-il conclu.
Cette anecdote improbable reste un symbole fort de l’intensité et de l’émotion qui ont accompagné cette victoire historique du XV de France.







