Ce samedi, le stade Marcel-Michelin s’anime pour une double affiche exceptionnelle. Pour la deuxième fois consécutive, l’antre des Jaune et Bleu enchaîne deux rendez-vous de haut niveau : le choc du Top 14 entre l’ASM Clermont et le MHR (14h30), suivi de la rencontre d’Élite 1 opposant l’ASM Romagnat aux Montpelliéraines (16h45).
Cette succession de matchs crée un véritable marathon rugby et pose un défi logistique majeur en coulisses.
Selon La Montagne, l’organisation de cette journée intense relève d’un casse-tête minutieux.
### Un casse-tête organisationnel en 15 minutes
Le principal défi revient à Lilian Queroux, référent stade de l’ASM, qui doit gérer « l’entre-deux matchs ». Dès le coup de sifflet final du premier match, le personnel dispose de seulement 15 minutes pour complètement transformer le stade :
– **Signalétique :** changement des protections de poteaux, des drapeaux de corner et des panneaux publicitaires.
– **Protocole :** passage du cahier des charges de la Ligue Nationale de Rugby (LNR) à celui de la Fédération Française de Rugby (FFR).
– **Gestion des flux :** coordination délicate du croisement entre les joueurs sortants et les joueuses entrant pour l’échauffement.
« Au-delà de devoir être vigilant sur un temps plus long, ce qui change de d’habitude, c’est qu’il s’agit d’une organisation tripartite. […] Cela fait donc deux cahiers des charges à respecter », explique Lilian Queroux.
### Le défi Canal+ : 3 heures de direct pour Marjorie Mayans
Du côté de la diffusion, c’est l’ex-internationale Marjorie Mayans qui tient le rôle central. La consultante commente les deux rencontres consécutives, exigeant une concentration et une préparation hors norme.
– **Double concentration :** plus de trois heures de direct sans interruption.
– **Data et statistiques :** recherches approfondies, notamment pour l’Élite 1 où les données sont moins accessibles.
– **Vigilance technique :** vérification minutieuse de l’habillage graphique et du trombinoscope, souvent moins familiers avec les effectifs féminins.
« Le temps de concentration est multiplié par deux et c’est vrai que parfois, si le rythme des matchs est un peu moins soutenu, on a plus de mal à mettre de l’énergie », confie Marjorie Mayans.
### Une technique identique pour tous
Soucieuse de garantir la même qualité de production pour les deux affiches, la technique mise en place est rigoureusement identique. Les deux matchs sont couverts par un dispositif de 10 caméras.
Seuls quelques détails changent : les bonnettes des micros sont remplacées, et l’habillage des écrans géants bascule entièrement du Top 14 à l’univers de l’Élite 1.
Au stade Marcel-Michelin, l’exigence et la passion restent les mêmes, qu’il s’agisse des hommes ou des femmes du ballon ovale.







