Après une série noire de cinq défaites, l’Aviron Bayonnais a renoué avec la victoire en infligeant une sévère correction à Montauban (60-26). Si le score affiche une domination éclatante, les Basques privilégient désormais humilité et pragmatisme avant de retrouver leur antre d’Anoeta.
L’atmosphère dans le camp bayonnais était clairement à la détente samedi soir. Le spectre de la crise, qui avait conduit au départ du manager Grégory Patat, semble s’éloigner après cette démonstration de force en Tarn-et-Garonne. Pourtant, malgré ce succès convaincant, les Ciel et Blanc restent prudents.
Le pilier gauche Andy Bordelai a rappelé les consignes reçues avant la rencontre : « Laurent Travers nous avait dit qu’il connaissait la maison, que ça allait piquer ». La ténacité de Montauban est restée intacte, cependant, dès le coup d’envoi, Sapiac n’a pas résisté à l’efficacité basque.
Le talonneur Facundo Bosch a souligné l’état d’esprit nécessaire pour ne pas sous-estimer l’adversaire : « Montauban n’est pas en confiance mais a de très bons joueurs. Il fallait les respecter, c’est ce qu’on a fait ». Pour l’international argentin, cette victoire représente d’abord un boost moral : « C’est ce qu’on espère ! Commencer à prendre de la confiance et retrouver l’état d’esprit de l’Aviron ».
Malgré les 60 points inscrits, la prestation bayonnaise n’a pas été exempte de défauts, notamment à cause de quatre essais concédés, qui viennent un peu ternir le tableau. L’entraîneur Gérard Fraser demeure lucide : « Il y a des moments dans le match qu’on peut mieux gérer. Montauban a bien exploité certaines choses ».
Un constat partagé par Facundo Bosch, qui reste optimiste : « On a encore des erreurs individuelles, ils ont bien joué quelques coups et on a des choses à améliorer. Mais c’est mieux de travailler dans la victoire ».
Alors que le maintien semble quasiment acquis et que la qualification pour la Champions Cup pourrait redevenir un objectif, l’Aviron Bayonnais choisit de ne pas s’emballer. La ligne directrice est claire : prendre chaque échéance « match par match » et se concentrer sur la réception prochaine de La Rochelle à Saint-Sébastien.
« Match par match. Bonne récup, bon retour à Bayonne et focus sur La Rochelle. À Anoeta, beaucoup de public nous attend », insiste Bosch. Une philosophie confirmée par Bordelai : « On s’était dit qu’il restait huit matchs, on les prend un par un ».
Quant à Gérard Fraser, il évite de se projeter trop loin : « On veut gagner. Mais avec les joueurs, on parle de match par match, semaine par semaine. C’est le plus logique, le plus important. Si on gagne, on sera mieux à l’entraînement, on s’améliorera et on sera mieux le week-end. Donc pour moi, c’est La Rochelle l’important. Pas autre chose ».







