Quelques heures après l’annonce officielle des résultats dimanche 22 mars, Serge Blanco s’est exprimé sur sa récente élection à la mairie de Biarritz.
L’illustre figure du rugby français, entre soulagement et humilité, prend la mesure de la lourde responsabilité qui l’attend à l’hôtel de ville. Avec 41,92 % des voix, Blanco succède à Maider Arosteguy, un scrutin sans appel qui récompense un travail d’équipe plus qu’un exploit personnel.
« Ma première réaction est simple. Ce n’est pas un homme qui a gagné, c’est une équipe. Et surtout, les Biarrots ont exprimé clairement leur volonté de changement », a-t-il affirmé. Mais il garde la tête froide : « Nous nous sommes vraiment investis pour atteindre ce résultat. Mais aujourd’hui, le plus dur commence. »
Cette nouvelle expérience électorale a offert à Blanco une intensité différente de celle du rugby qui a fait sa renommée. « Gagner un titre, c’est une émotion forte, mais totalement différente », explique l’ancien arrière international. « Dans le rugby, vous êtes acteur, vous avez le ballon, vous tentez, vous créez, vous maîtrisez en partie ce qui se passe. Là, vous faites tout ce que vous pouvez puis vous attendez. Et cette attente, vous ne la contrôlez pas. » L’attente, une épreuve bien différente de l’action continue sur le terrain où « rien n’est jamais acquis ».
Désormais maire, Serge Blanco devient un acteur clé dans l’avenir du Biarritz Olympique, son club de toujours. Si la rénovation du stade Aguilera et du plateau restent au cœur des préoccupations, il prône la prudence et le dialogue. « Concernant le Biarritz Olympique, il est encore trop tôt pour en parler. L’essentiel, c’est d’abord qu’ils terminent bien leur saison », tempère-t-il. Sur les projets d’infrastructures, il assure vouloir « échanger avec le propriétaire pour comprendre précisément sa vision de l’avenir. Pour Aguilera, c’est la même chose. Nous savons globalement ce que nous voulons faire de la plaine. Pour le stade, il y a un propriétaire, nous avancerons avec lui. »
En endossant la fonction de maire, Serge Blanco entame un nouveau chapitre, sans doute le plus long et le plus politique de sa carrière. Un défi qu’il aborde avec la détermination d’un capitaine prêt à guider Biarritz vers un nouvel élan.







