Arrivé fin février comme joker médical en provenance du Stade Français, Andy Timo a rapidement imposé sa marque sous le maillot jaune et noir de La Rochelle.
Débarqué à 21 ans, ce troisième ligne a surpris dès son entrée en jeu prématurée face à Pau (20-6). Remplaçant Grégory Alldritt à la 42e minute, le champion du monde U20 et médaillé d’or olympique à Paris a dynamité le rythme du match grâce à son explosivité.
Le demi d’ouverture Antoine Hastoy l’a rapidement souligné : « Il a apporté sa vitesse et son punch. On l’a vu dès son premier match, c’est top. »
Une « dalle monstre » au service du collectif
Après une période difficile au Stade Français, marquée par un temps de jeu limité, Andy Timo a trouvé à La Rochelle un terrain propice à son style, issu du rugby à sept. Sébastien Boboul, l’entraîneur de l’attaque rochelaise, ne tarit pas d’éloges : « C’est quelqu’un qui ne compte pas les efforts, que ce soit avec ou sans le ballon, qui est tout le temps en mouvement, dynamique. C’est ce qu’il nous a montré ces dernières semaines à l’entraînement. »
Au-delà de son énergie constante, Timo a su peser dans les phases décisives, notamment en subtilisant un lancer crucial à Pau, prélude à l’essai victorieux. Sa polyvalence séduit également ses coéquipiers, comme l’ailier Jack Nowell le confirme : « Il peut jouer n’importe où, devant comme derrière. C’est parfait pour l’équipe. Il est très bon dans la ligne d’attaque et a une belle qualité au niveau des appuis, qui lui vient du 7. Tant qu’il a les mains sur le ballon, on est heureux ! »
« L’esprit Seven » pour booster les Maritimes
Dans un pack réputé pour sa puissance, le profil agile et athlétique d’Andy Timo apporte une fraîcheur rare. « Athlétiquement, il est impressionnant. C’est un profil qu’on n’a pas tellement devant », appuie Antoine Hastoy.
Son tempérament solaire séduit aussi le vestiaire. Le pilier Reda Wardi témoigne : « Je ne le connaissais pas du tout mais je suis très agréablement surpris du bonhomme. Il apporte beaucoup d’énergie, beaucoup de sourire. C’est peut-être ça l’esprit Seven. Les mecs sont connus pour être plutôt cool et très posés. »
Le jeune international à sept sait que son véritable défi commence maintenant : confirmer sur la durée cette performance éclatante. « Il sait ce qu’il vaut et il veut le montrer », conclut Hastoy. L’aventure d’Andy Timo à La Rochelle est donc lancée à pleine vitesse.







