Arrivé en 2024 pour compenser les absences répétées d’Antoine Dupont, l’international japonais Naoto Saito s’apprête à quitter le Stade Toulousain. Entre contraintes budgétaires et enjeux internationaux liés à la Coupe du Monde 2027, le demi de mêlée nippon semble bien parti pour un départ de la Haute-Garonne.
À l’été 2024, le recrutement de Naoto Saito était perçu comme une nécessité pour les champions d’Europe. Antoine Dupont, alors mobilisé par son aventure olympique, avait limité son temps de jeu en Top 14 à moins de 800 minutes. Pour épauler Paul Graou et compenser l’absence du prodige, le club toulousain avait parié sur l’expérience du Japonais, ancien coéquipier de Beauden Barrett aux Tokyo Sungoliath.
Mais près de deux ans plus tard, la situation a évolué. Le Stade Toulousain, qui gère désormais sa masse salariale avec rigueur, doit faire des choix. Entre les prolongations de cadres comme Matthis Lebel, Paul Mallez ou Rodrigue Neti, et l’arrivée de la pépite italienne Tommaso Menoncello, la marge de manœuvre financière s’est considérablement réduite.
Selon le site Rugbynistère, la direction toulousaine ne compte plus sur Saito pour la saison prochaine. Le club mise sur la continuité avec sa charnière Dupont-Graou, tout en donnant la priorité à une jeunesse prometteuse. Des jeunes talents comme Simon Daroque (20 ans) et Nathan Llaveria (19 ans) devraient ainsi gagner du temps de jeu et intégrer durablement le groupe.
Pour Naoto Saito, ce départ ne constitue pas un échec, mais la fin naturelle d’une expérience « enrichissante ». Le joueur a toujours envisagé son aventure française comme une parenthèse temporaire pour perfectionner son jeu. Un choix assumé, « sa famille étant restée au Japon durant toute la durée de son séjour en Occitanie ».
Malgré l’intérêt manifesté au printemps dernier par plusieurs clubs de l’élite française, ces derniers ont depuis exploré d’autres options, rendant un retour au Japon de plus en plus probable.
Au-delà des aspects contractuels, ce retour s’inscrit dans une logique sportive internationale. Pilier incontournable des Brave Blossoms sous la houlette d’Eddie Jones, Saito a été dispensé de plusieurs rendez-vous nationaux ces deux dernières années, dont les finales perdues de la Pacific Nations Cup en 2024 et 2025.
À un an de la Coupe du Monde 2027, revenir au Japon offrirait au demi de mêlée l’occasion de renouer avec ses automatismes et de se rendre pleinement disponible pour sa sélection. Après avoir appris aux côtés des meilleurs à Toulouse, Naoto Saito semble prêt à « boucler la boucle pour redevenir le patron du rugby japonais ».







