Rien ne va plus pour le Castres Olympique. Ce samedi 21 mars, les Tarnais ont essuyé une troisième défaite consécutive en Top 14, balayés sur la pelouse du Racing 92. Ce naufrage collectif plonge le manager Xavier Sadourny dans l’amertume et l’inquiétude, alors que les ambitions de qualification s’éloignent dangereusement.
L’illusion d’une entame prometteuse aura duré seulement dix minutes. Rapidement, le navire castrais a pris l’eau, incapable de contenir la puissance physique des Franciliens. Pour Xavier Sadourny, le constat est sans appel : « Très déçu forcément. On est tombé sur une meilleure équipe. Le Racing nous a agressés, avec ou sans ballon. Leurs gros porteurs nous ont d’ailleurs fait très mal. »
Au-delà du score, c’est l’attitude de ses joueurs qui a profondément affecté le technicien. Face à la tempête, le collectif du CO s’est délité, chacun tentant de sauver la mise de manière désordonnée. « À la fin, on a lâché. On a déjoué. Ce qui arrive souvent dans ce genre de match, c’est d’essayer de sauver la patrie tout seul. Et on s’est complètement désuni », regrette Sadourny.
Cette désorganisation s’est accentuée en seconde période, malgré des ajustements précoces destinés à renforcer le jeu. « On était complètement désorganisé car on cherchait la solution individuelle plutôt que collective », analyse le manager, qui reconnaît n’avoir jamais trouvé les clés pour remobiliser un groupe apparu très marqué dès la pause.
Alors que le sprint final en championnat est lancé, Xavier Sadourny refuse de se projeter sur une possible qualification avant d’avoir soigné les esprits et retrouvé l’unité du groupe. Le calendrier propose pourtant un derby capital contre Montauban le week-end prochain, un rendez-vous crucial pour des Tarnais en plein doute. « On va pour l’instant panser nos plaies, rentrer à Castres, puis faire le point lundi », tempère-t-il.
L’heure est à la reconstruction des fondamentaux. « Nous, on a pris un pet au casque. Donc avant de parler de qualification, il faut qu’on retrouve un petit peu notre rugby, notre cohésion, notre dimension combative, tout ce qui fait l’essence de ce sport, pour remettre la marche en avant », conclut Sadourny.
Le Castres Olympique n’a plus le choix : il doit retrouver son âme de guerrier, sous peine de voir sa saison s’achever prématurément, dans l’anonymat du milieu de tableau.







