L’espoir d’un renouveau pour l’US Montauban s’est envolé en neuf minutes seulement. Face à une équipe de Bayonne pourtant en difficulté ces derniers mois, les Montalbanais ont sombré à domicile, enchaînant une défaite lourde de conséquences qui semble condamner les hommes de Sébastien Tillous-Borde.
Malgré toute leur bonne volonté, la marche vers le Top 14 paraît désormais bien trop haute pour une équipe de Sapiac dépassée.
Ce match, annoncé comme le plus « accessible » de cette fin de saison, s’est rapidement transformé en cauchemar. Un cinglant 17-0 encaissé dès le début, associé à un collectif montalbanais qui n’a jamais réussi à prendre le dessus.
« C’était quand même une équipe qui a joué une demi-finale de Top 14 l’année dernière… », confiait Hugo Zabalza, unique joueur à s’exprimer devant la presse après la rencontre.
L’indiscipline, véritable aveu d’impuissance, a pesé lourd dans la défaite. Bien que des individualités, telles que Nafi Ma’afu, Karl Wilkins ou Thomas Fortunel, aient tenté de sauver les meubles, l’USM a coulé collectivement, accumulant trois cartons jaunes et concédant deux essais de pénalité qui scellent sa défaite.
Le demi de mêlée montalbanais ne s’est d’ailleurs pas caché derrière des excuses : « Notre indiscipline met aussi en lumière le fait que nous avons énormément subi. Quand tu subis, généralement tu fais des fautes et tu es pénalisé. Trois cartons jaunes, pour notre équipe ce n’est pas possible, et je parle pour moi aussi. On fait des fautes bêtes… Deux essais de pénalité, c’est vraiment donné », expliquait-il à Midi Olympique.
Avec pas moins de 28 ballons perdus, Montauban a craqué physiquement et techniquement. Pourtant, à sept journées de la fin, le vestiaire refuse de baisser les bras.
Comme l’assure Hugo Zabalza : « Baisser les bras, ça serait la facilité. Il faut prendre du plaisir. Parfois, on est un peu dépassé sur certaines situations mais au niveau du caractère et de l’envie, on y est. »
Mais ce caractère et cette envie suffiront-ils à sauver une équipe qui semble avoir « rendu les armes » sur le plan comptable ? Pour Karl Wilkins et ses coéquipiers, la lutte pour le maintien s’apparente désormais à un miracle que Sapiac n’ose plus franchement espérer.







