Le staff des All Blacks se réorganise. Quelques semaines après l’arrivée de Dave Rennie comme sélectionneur, la fédération néo-zélandaise a officialisé la nomination de Neil Barnes en tant que Senior Assistant Coach, un poste clé dans l’encadrement de la prestigieuse équipe.
Neil Barnes, connu pour sa passion autant pour la technique en touche que pour sa vie à la ferme, devient un pilier du nouveau staff. C’est d’ailleurs lui qui a encouragé Dave Rennie à postuler : « J’ai contacté Rennie et je l’ai juste encouragé à postuler, car je sentais que le pays avait besoin de lui ». Aujourd’hui, ils unissent leurs forces, entourés de figures telles que Tana Umaga et Mike Blair, pour relancer le rugby néo-zélandais.
Expert reconnu du secteur des touches, Barnes prône une approche fondée sur les bases : « Avec la conquête, il y a énormément de technique, je suis obsédé par l’idée de bien maîtriser les bases avant de passer aux finitions », a-t-il expliqué devant la presse. Pour lui, le rugby s’apparente à une construction solide : « Tout ce que vous voyez dans la maison, les fenêtres, le clinquant, ça ne sert à rien si une rafale emporte tout parce que ce n’est pas arrimé aux fondations ».
Ce qui distingue Neil Barnes, c’est aussi son ancrage dans la vie rurale, loin du tumulte du rugby professionnel. Chaque matin, dès 6h30, il participe aux travaux de sa ferme : « J’aide aux traites, j’y vais tous les matins à six heures et demie pour les aider à finir de traire, nettoyer un peu… ». Cette connexion à la terre est pour lui un équilibre essentiel : « Pour moi, c’est une sorte de connexion, ça me garde les pieds sur terre, c’est ma zone de confort, quoi ».
Même si son nouveau rôle au sein de la sélection nationale s’annonce « un peu plus sérieux maintenant », Neil Barnes ne compte pas renier cette part de son identité.
Lors de sa première conférence de presse, l’ancien entraîneur du Canada et des Fidji a fait preuve d’un humour pince-sans-rire qui a séduit l’audience. Interrogé sur son futur salaire, il a répondu avec autodérision : « C’est top. À la fin de la journée, j’ai juste le dos complètement en vrac à force de porter tout le fric qu’on se fait ». Cette répartie a déclenché les rires, montrant que malgré la pression intense qui pèse sur les All Blacks, le nouveau staff affiche à la fois caractère et recul.







