L’émotion était palpable dans les travées de Marcel-Deflandre le samedi 21 mars. Alors que le Stade Rochelais affrontait Pau, une silhouette familière a captivé l’attention du public : Uini Atonio, l’ancien pilier droit international.
Contraint de mettre un terme brutal à sa carrière en janvier dernier suite à un accident cardiaque, Atonio est revenu à domicile. Malgré la capuche baissée qui dissimulait en partie son visage, sa carrure légendaire ne laissait aucun doute sur son identité.
Ce jeudi, le colosse aux 68 sélections avec les Bleus fête ses 36 ans. Souhaitant avant tout la tranquillité après l’ampleur médiatique entourant son hospitalisation, il préfère éviter les projecteurs. « Il s’est montré aminci mais en forme » dans une unique vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, mais aucune déclaration officielle n’est envisagée pour l’instant. Sa priorité reste la récupération et le plaisir simple de retrouver ses coéquipiers.
Sa présence régulière aux entraînements et en tribunes constitue une véritable bouffée d’oxygène pour le vestiaire rochelais. Reda Wardi, son compère de la première ligne, confie dans Sud-Ouest : « Tout le monde aime le voir parmi nous. Parfois, ça arrive qu’il passe nous faire un petit coucou. » Il ajoute : « C’est cool de le voir bien dans sa peau. Même s’il ne fait que deux ou trois blagues avant de s’en aller, ça nous fait très plaisir. »
L’ailier Jack Nowell partage le même constat et souligne l’aura unique d’Atonio : « Le voir au stade ou à l’entraînement apporte beaucoup d’énergie. Dès qu’il entre dans une pièce, tout le monde sourit. Il fait un peu plus de coaching et d’observations maintenant, et plus on le voit, mieux c’est. »
Si Atonio a déjà épaulé le staff pour le travail de la mêlée durant ses périodes de blessure en début de saison, aucun rôle officiel au sein du staff n’est encore acté. Ses proches, comme Reda Wardi, tempèrent les attentes : « On ne parle pas trop de ça pour le moment. Il prend soin de lui. » Néanmoins, son influence reste capitale pour la cohésion du groupe.
En tribunes, aux côtés des entraîneurs, Uini Atonio joue déjà un rôle de conseiller précieux, capable de calmer les esprits lors des matchs à haute tension. Rémi Talès, entraîneur des trois-quarts, confirme cet impact : « Quand il est avec nous en haut et que le match est stressant, rien que le fait de le regarder te rassure ou, du moins, te permet aussi de prendre un peu de hauteur. »
Pour le technicien, la simple présence du pilier est un atout stratégique : « On est content qu’il soit à nos côtés parce qu’il rassure nos jeunes piliers quand il est là. Il faut d’abord qu’il prenne soin de lui, qu’il récupère bien, puis il aura le temps de revenir tranquillement. »







