Ce samedi soir, le Stade Rochelais se déplace à Anoeta pour affronter l’Aviron Bayonnais dans le cadre de la 20ème journée du Top 14. Une rencontre importante à laquelle l’ailier international anglais Jack Nowell arrive avec de grandes ambitions.
Dans les colonnes de Sud-Ouest, Nowell met en garde contre un joueur clé de Bayonne : « Je pense que chacun dans le monde sait quel genre de joueur est Manu et à quel point il est fort. Il est important pour nous d’essayer de réduire son temps de possession, ou de ne pas lui donner l’opportunité de mettre de gros impacts, car cela nourrit le « momentum » de Bayonne. Il est important d’en être conscient, mais il faut aussi se concentrer sur nous-mêmes. »
Sur le plan personnel, l’ailier se montre lucide et ambitieux : « Je sens que j’ai encore plus à donner, je peux être encore meilleur. Il y a encore quelques erreurs dans mon jeu, contre Pau, que je veux corriger ce week-end. À mon poste, je bénéficie énormément du fait que l’équipe joue bien, car j’ai l’impression d’avoir un peu plus d’espaces et de toucher le ballon un peu plus souvent. Pour moi, quand l’équipe joue bien, je joue bien. Je me sens positif et confiant quant à ma façon de jouer en ce moment, et j’espère que nous pourrons continuer sur ces dynamiques. »
Reconnaissant qu’il n’est pas le plus rapide des ailiers, Nowell mise sur sa force physique et sa lecture du jeu : « Je sais que je ne suis pas parmi les ailiers les plus rapides, je ne l’ai jamais été. Mais j’essaie de me baser sur l’aspect physique et sur le fait d’avoir le ballon le plus possible. Il y a un équilibre à trouver entre savoir quand on peut quitter son aile et quand on doit y rester, et je pense avoir une bonne lecture de jeu. Contre Pau, je regardais « Nini » (Davit Niniashvili, NDLR) de derrière. Quand il a battu quelques défenseurs et franchi, c’était une opportunité importante car je savais que la ligne défensive était brisée. J’ai alors été capable de parler à Nolann pour récupérer le ballon. »
Sa priorité va bien au-delà des simples chiffres : « J’ai toujours dit, avant de venir en France, que marquer des essais n’était pas tout pour moi. Beaucoup d’ailiers basent leur carrière et leurs saisons sur le nombre d’essais marqués et, ne vous méprenez pas, j’adore marquer. Mais pour moi, il est plus important que l’équipe réussisse. Je préfère réussir une passe décisive après avoir battu 4 ou 5 défenseurs et fait quelque chose de bien pour l’équipe. C’est toujours agréable de franchir la ligne mais tant que l’équipe gagne et que je fais ce que je peux, c’est le plus important. »
Enfin, le joueur évoque avec humour ses progrès en français : « Sur le terrain, mon « français de rugby » est bon. Il y a une fraction de seconde pour décider si je parle en anglais ou en français, et je ne veux pas que les garçons aient à réfléchir à ce que j’ai dit en anglais pour le traduire. Tout se passe très vite mais ma compréhension est très bonne. Ma confiance pour parler en réunion ou en interview doit probablement s’améliorer, mais je suis sûr que j’aurai encore quelques leçons de la part de ma fille (rires). »
Ce rendez-vous à Bayonne s’annonce donc intense, avec un Jack Nowell déterminé à briller pour son équipe.







