Cyril Baille, pilier gauche du Stade Toulousain, traverse une période particulièrement délicate. L’international français est désormais absent des terrains, tant en club qu’en équipe nationale, en raison de blessures persistantes.
Touché à la cheville, Baille peine à enchaîner les matches avec Toulouse. Dans un entretien accordé à RMC Sport, il s’est livré sans détour sur cette période sombre.
« Honnêtement, ça va, ça va. J’ai toujours des douleurs un peu récurrentes, mais sur le ressenti, c’est de mieux en mieux, parce qu’on a bien travaillé avec le préparateur physique et honnêtement, aujourd’hui, tous les voyants sont au vert », explique-t-il.
Le joueur détaille la nature précise de sa blessure : « Disons que c’est toujours pareil quand tu reviens de blessure, tu rentres vite dans le ‘truc’. Moi, j’ai pas mal enchaîné. C’est vrai qu’au final, il y a des choses qui se sont installées, dont une arthrose post-traumatique qui a vraiment avancé et donc une douleur. Mais quand tu es un petit peu dans la spirale, tu t’entraînes, tu serres les dents et ce n’était pas facile. »
Malgré ce calvaire, Baille insiste sur son engagement : « J’ai donné le maximum, même si c’est vrai que cette jambe, elle me donne du fil à retordre. » Il rend hommage au rôle crucial de Pierre Cantayre, préparateur physique au Stade Toulousain, qui l’aide à se reconstruire : « Il m’a vraiment sorti aussi de là, parce qu’on travaille beaucoup ensemble et m’a fait reprendre un petit peu tout de zéro. C’est-à-dire à la force du mollet, la mobilité de la cheville que j’ai quasiment perdue. Ça, malheureusement, c’est rédhibitoire et ça va aller en s’empirant. Mais je me suis dit qu’il fallait serrer les dents et continuer d’essayer de donner ce que j’ai encore à donner. »
Inquiétante, la situation de sa cheville demeure : « La gêne, ce sont de grosses douleurs. C’est-à-dire que le matin, la cheville est parfois bloquée et elle peut le rester une heure. Elle met du temps à se déverrouiller. Après les entraînements, elle double de volume. Donc c’est une grosse galère. Mais bon, on a appris à vivre avec. Il y a des moments où ça va, d’autres où j’ai plus mal, c’est comme ça. »
Malgré tout, il observe des progrès récents : « Aujourd’hui, honnêtement, il y a quand même du mieux. Même si j’ai encore ces douleurs-là, je me sens vraiment mieux sur ma force autour du mollet, autour du quadriceps. Avec un gros travail, je le répète, qui a été fait avec Pierre et qui m’a permis sur les deux derniers mois de pouvoir enchaîner quelques feuilles de match. »
Enfin, Cyril Baille confie la difficulté d’accepter sa mise à l’écart : « Ce qui est dur, c’est surtout de se sentir un peu mis en retrait. C’est sûr que ce n’est pas toujours facile à accepter. Maintenant, voilà, j’ai fait la paix avec ça. Mais c’est vrai qu’au début, c’est compliqué. Quand tu passes de jouer tous les week-ends à moins y être, tu sens aussi que, que petit à petit, c’est de plus en plus dur. Donc oui, ce n’est pas facile. Mais c’est comme ça, ça fait partie du haut niveau. »
Un témoignage poignant d’un joueur déterminé à surmonter l’adversité et à retrouver son rang.







