Le Stade Toulousain prépare un duel crucial contre Montpellier ce samedi à Ernest-Wallon, dans le cadre de la 20e journée du Top 14. Après une lourde défaite face à l’UBB le week-end dernier, l’équipe d’Ugo Mola veut rebondir rapidement.
Paul Costes, le trois-quarts centre toulousain, s’est confié à Midi Olympique sur cette rencontre qui s’annonce intense. « Contrer cette équipe va être compliqué au vu de leurs résultats. C’est une équipe joueuse avec beaucoup de centres très efficaces, avec chacun des profils différents. Il va falloir qu’on adapte notre jeu avec Chocobares pour arriver à les mettre à mal parce qu’on sait qu’au milieu du terrain ça va être plutôt compliqué. »
Le retour des internationaux, jugé très positif, apporte de la fraîcheur au groupe. « C’est vrai qu’ils étaient forcément satisfaits et ils ont très vite switché. Ils savent comment se remettre vite au travail. Tout le monde était plutôt à l’affût sur ce côté-là. De toute façon, les joueurs qui étaient là pendant la période de doublon, on essaie de garder un peu cette tension qui était la nôtre et qui a fait qu’on a eu de très bons résultats. Ils se sont acclimatés normalement et j’espère que ça se verra sur le match de demain. »
Paul Costes n’a pas oublié la correction reçue lors de la première confrontation avec Montpellier, où Toulouse avait encaissé 40 points. « Forcément, l’ego parle. De dire qu’on en a pris 40 à l’extérieur, comme ça a été le cas chez plusieurs autres écuries du championnat… Forcément, on est plutôt orgueilleux. On se dit qu’on a envie de prendre une revanche, comme n’importe quelle équipe aurait envie, mais ce ne sera pas la même équipe, pas la même partie de saison. On va plutôt se servir de ce match sur un point de vue technique, en se questionnant sur les lancements, les façons de jouer de chaque joueur s’ils sont encore alignés sur le match retour. Mais on va essayer de garder le point de vue technique, même si oui, au fond de nous, il y a une petite part d’orgueil. »
La concurrence au sein du club est plus féroce que jamais, notamment depuis la montée en sélection internationale de Kalvin. « La concurrence n’a jamais été aussi rude, ça l’est encore plus maintenant que Kalvin est passé international. On a la chance d’avoir un club qui privilégie la forme du moment. C’est pour ça que j’essaie de me concentrer techniquement sur ce qui va se passer pendant les 80 minutes pour arriver à être le plus efficace possible. Même si forcément tous ces matchs sont pour des joueurs comme nous les meilleurs à jouer. Donc vous dire que je n’y pense pas ce serait mentir, mais je force mon esprit à le canaliser sur des choses pragmatiques et qui ont du sens à l’instant T. Donc en l’occurrence le match de samedi, aligner une bonne performance sur ce qu’on me demande et ce qui fait aussi ma force parce qu’on a une très grosse concurrence mais on a chacun des profils très différents. Le tout, c’est d’avoir un socle de jeu solide comme le veut ce championnat pour un centre de haut niveau tout en apportant le petit plus qui peut être le mien ou celui de mes concurrents au bon moment. »
Enfin, le centre toulousain insiste sur la nécessité de rester concentré uniquement sur la rencontre du week-end, sans anticiper le huitième de finale de Champions Cup prévu la semaine suivante. « On va jouer de grosses équipes. Maintenant, le piège, c’est peut-être de penser directement au huitième ou au quart, comme nous le font dire les journaux. Mais c’est vrai que les coachs ont plutôt l’appétence sur ça pour nous mettre vraiment au poil sur le match qui arrive le week-end et pas forcément penser à celui d’après. D’autant plus que là, on joue quand même le deuxième, qui fait une énorme deuxième partie de saison. Bristol, qui est une équipe hyper efficace aussi. Après, quelle que soit l’équipe, on risque d’avoir des matchs très accrochés et on ne risque pas de le gagner à la cinquantième ou même à la mi-temps, comme ça a pu être le cas contre Montauban. Donc non, on va essayer de garder une efficacité, un état d’esprit, où on se dit qu’il faut passer match après match, minute après minute, quand on sera sur le terrain demain. Et si on arrive à avoir des victoires sur ce bloc qui est très dense, on sera d’autant plus heureux parce qu’on en connaît la difficulté que ça représente. »
Ce samedi, Toulouse aura à cœur de prouver que la précédente défaite n’était qu’un accident, dans une saison où chaque point compte.






