Le président de l’Aviron Bayonnais, Philippe Tayeb, a créé la controverse en mettant fin à la collaboration avec Grégory Patat, son manager recruté en 2022 après son départ du Stade Rochelais. Une décision étonnante, tant le technicien avait transformé Bayonne en une équipe compétitive, en la propulsant notamment pour la première fois jusqu’aux phases finales du Top 14.
Cependant, les derniers mois ont été marqués par des tensions croissantes entre Tayeb et Patat. Ces désaccords ont rendu la cohabitation insoutenable, exacerbée par le recrutement de Laurent Travers, qui a profondément blessé Patat, le poussant à jeter l’éponge, fatigué d’être « trainé dans la boue » par son président.
Alain Carré, président du club de Colomiers en Pro D2 et ami proche de Philippe Tayeb, n’a pas hésité à lui adresser des critiques franches. Il confie : « Il est chiant mais aussi incroyablement attachant, il est comme ça, c’est mon ami, et on ne va pas le changer. Je suis très heureux de l’avoir à mes côtés. C’est un bosseur, il maîtrise ses sujets, il fonce. »
Sur la décision controversée de se séparer de Patat, alors que le club vivait une période de réussite, Alain Carré s’étonne : « Il est vraiment têtu, je me demande pourquoi il a décidé de tout changer. C’est incroyable, tout allait bien à l’Aviron, qui venait de terminer quatrième du classement et d’atteindre les demi-finales du Top 14. Je ne comprends pas toujours Philippe, je lui ai dit mais encore une fois, on ne va pas le changer. »
Un ancien membre de l’Aviron Bayonnais confirme ce sentiment : « Il a cassé le jouet qu’il avait mis du temps à monter, c’est fou. »
Enfin, Alain Carré souligne un trait de caractère de son ami qui ne supporte pas la plainte des managers du Top 14 : « Oui, ça l’agace d’entendre et de lire que les managers sont sous pression et fatigués alors qu’ils sont si bien payés, et connaissent des moments difficiles, et de voir que les présidents sont autant malmenés. »







