Le Stade Français touché en plein cœur avec la blessure de son capitaine Paul Gabrillagues. Lors du match crucial contre Toulon samedi dernier, le deuxième ligne a dû quitter le terrain prématurément, victime d’une lésion musculaire. Cette blessure devrait le tenir éloigné des pelouses plusieurs semaines, un coup dur pour le club parisien engagé dans la lutte pour une qualification en phases finales.
Face à cette indisponibilité majeure, le manager Paul Gustard peut néanmoins compter sur un atout de poids : Pierre-Henri Azagoh, considéré comme son « joker de luxe ». L’international français, avec deux sélections à son actif, est un pilier du collectif, même s’il ne totalise que 314 minutes de jeu cette saison. Présent sur 18 des 19 feuilles de match en Top 14, il fait preuve d’une fidélité remarquable au groupe.
Polyvalent et efficace, l’ancien Massicois excelle dans son rôle de remplaçant, un statut qu’il assume avec humilité et maturité. Dans Midi Olympique, il confie : « Je l’explique parce que Paul Gabrillagues est le capitaine et que Baptiste Pesenti fait une très bonne saison, souligne-t-il avec honnêteté. On se partage le temps de jeu, mais c’est vrai qu’ils sont plus souvent titulaires que moi. »
Ce rôle de dynamiteur de banc a été crucial à Toulon, où Azagoh a su remplacer son capitaine avec brio. Paul Gustard n’a pas tari d’éloges : « Il a été immense tant dans le combat que dans le déplacement. » Loin d’être déstabilisé par son temps de jeu limité, le joueur reste serein : « La rotation me convient bien avec Paul et Baptiste. Bien sûr, on est tous compétiteurs, on veut jouer tous les week-ends, mais ce n’est pas toujours possible. »
Prochain défi pour Azagoh : confirmer face à Clermont, lors de la prochaine journée, ses qualités de travailleur infatigable. Connu pour son endurance physique et sa capacité à s’acquitter des tâches les plus ingrates, il sera la clé du pack parisien pour compenser l’absence de leur leader.







