Samedi, face à Montpellier, Paul Graou a une nouvelle fois brillé pour le Stade Toulousain. Auteur d’un doublé décisif, le demi de mêlée gersois a été l’un des grands artisans de la victoire.
Pourtant, malgré huit essais inscrits cette saison, Graou reste d’une humilité rare :
« Cela fait partie de notre jeu, d’être au soutien, de coller au ballon. Donc forcément, quand il y a des opportunités, on n’est jamais très loin. Cela me sourit aujourd’hui mais c’est un peu anecdotique. J’aurais préféré qu’on prenne le bonus. »
Au-delà de ses exploits ponctuels, c’est surtout la régularité physique du joueur qui impressionne. Paul Graou a enchaîné les 24 matches de la saison, toutes compétitions confondues (Top 14 et Champions Cup), sans jamais manquer une rencontre, comme le souligne La Dépêche.
Véritable force de la nature, il a évité l’infirmerie ces trois dernières années, enchaînant 28 puis 29 feuilles de match lors des saisons précédentes. À ce rythme, Graou est en passe de battre ses propres records, avec seize titularisations en championnat et une présence constante en Europe. Il s’est imposé comme bien plus qu’une doublure de luxe.
À l’approche du huitième de finale européen face à Bristol au Stadium, Paul Graou aborde cette étape cruciale avec un appétit féroce. S’il devrait entamer la rencontre sur le banc au profit d’Antoine Dupont, son rôle d’impact-player sera capital.
Le Gersois ne cache pas son plaisir d’évoluer dans cette équipe d’exception :
« Je m’éclate comme depuis plusieurs saisons. J’ai fait tous les matchs jusqu’à présent et là, ça fait deux-trois mois que je m’épanouis pleinement. Je suis content du rôle que j’ai et j’ai envie d’amener plein d’énergie à l’équipe. »
Pour lui comme pour ses coéquipiers, le travail intense fourni durant l’hiver doit désormais porter ses fruits :
« On sait que toute l’année, ici au Stade Toulousain, on travaille pour attaquer cette période. Quand on voit le printemps arriver, normalement on a de bons matchs à jouer. »







