Clermont a vécu un véritable cauchemar samedi sur la pelouse du Stade-Français Paris lors de la 20ème journée du Top 14. Les Auvergnats ont subi une lourde défaite, encaissant un sévère 64 à 20.
Face à la presse, le demi-de-mêlée Baptiste Jauneau a livré un témoignage franc sur ce revers difficile à digérer. « Ça pique… C’est dur, ça fait mal à la tête. Mais voilà c’est fait, et maintenant, on ne peut pas revenir en arrière. Il va falloir repartir au boulot, retravailler. Il va falloir reprendre peut-être certaines bases aussi au niveau mental, je ne sais pas. Là je n’ai pas les réponses à chaud. Mais ce qui est sûr c’est qu’il ne faut surtout pas lâcher, il ne faut surtout pas perdre espoir, loin de là. J’espère que ça va nous servir et ça va nous resserrer des matchs comme ça. Il y a beaucoup d’équipes qui arrivent à se resserrer après des grosses défaites, quand ils se prennent des cartons rouges, etc. Donc ça peut être aussi une belle claque pour le dernier sprint final. »
Loin de minimiser les faits, Jauneau admet la frustration du groupe : « Oui on est bien vexés même. J’ai bien les boules. Je suis désolé, mais ça me fait chier, ça fait mal au cul de prendre 64 pions. Vraiment, c’est dur. Mais c’est comme ça. Il faut savoir si on reste dans une spirale négative et on ne va jamais ressortir la tête de l’eau, ou justement il faut s’en servir pour sortir la tête de l’eau et être plus fort sur les prochains matchs. »
Interrogé sur les cinq essais encaissés dans les dix dernières minutes, il avoue son incompréhension. « Je ne sais pas parce que je n’ai pas senti le groupe lâcher. Malheureusement c’est un peu ce qui s’est passé, donc je ne sais pas si c’est mentalement. Est-ce qu’on a voulu vite partir à l’abordage pour essayer encore de recoller au score et après en défense laisser des trous, des petites erreurs, des un contre un. Je ne peux pas l’expliquer là, j’en sais rien. »
Malgré cette gifle, Jauneau refuse de sombrer dans le pessimisme et mise sur la réaction de son équipe dans cette fin de saison cruciale. « Maintenant il ne faut pas non plus qu’on se foute non plus au fond du seau. Il reste 6 matchs, ce n’est pas grave c’est le sprint final. On en a pris 64 contre un concurrent direct, oui ça fait mal mais il y a d’autres matchs derrière, contre d’autres concurrents, contre d’autres belles équipes. On sait que c’est dur le Top 14 mais ça se joue jusqu’à la dernière journée. »
Une lourde défaite qui pourrait bien servir d’électrochoc à Clermont pour le dernier acte de la saison.







