L’ancien manager de l’Aviron Bayonnais, Grégory Patat, s’est livré dans une interview accordée au Midi Olympique, où il revient sur les défis liés à la fonction de manager sportif et sur son récent départ de Bayonne en pleine saison.
Reconnaissant la brutalité de sa mise à l’écart, Patat confie : « C’est toujours brutal, car c’est une aventure humaine et sportive. J’ai vécu de très bons moments à l’Aviron. C’est brutal, mais paradoxalement, comme Pierre Mignoni, j’ai compris qu’il fallait du repos pour repartir, car ce rythme peut vous faire perdre en concentration et en efficacité. Quand ça s’arrête, c’est dur : on perd un quotidien, des connexions, des émotions fortes. »
Pour faire face à cette situation, il a pris une pause nécessaire : « Mais après dix jours de repos, ton corps va mieux, ta tête aussi. Tu analyses, tu reprends de la hauteur. J’avais coupé le portable, je m’étais isolé, sauf avec ma famille, qui joue un rôle essentiel. Ces moments permettent de réfléchir à sa stratégie, de voir ce qu’on aurait pu mieux faire et de se recharger. C’est un métier à plein temps, mais un court temps de récupération suffit à retrouver de l’énergie. »
L’attachement qu’il garde à Bayonne est tel qu’il n’a pas souhaité suivre le dernier match de l’Aviron Bayonnais à Anoeta contre le Stade Rochelais : « Après une pause, l’environnement te manque : la gestion du quotidien, l’adrénaline, la recherche du résultat. Hier, il y avait un match à Anoeta, je ne l’ai pas regardé, car je me souvenais de l’arrivée au stade, du vestiaire, de la pelouse. C’était trop dur. C’est ce qu’on recherche : les émotions, les connexions humaines. Maintenant, je suis toujours un invité dans l’histoire d’un club. Je dois m’adapter à l’environnement local tout en y apportant mon ADN. »
Regardant désormais vers l’avenir, Patat se projette à Brive où il sait que le contexte sera différent : « L’environnement briviste est différent. À moi d’optimiser cet environnement pour créer un espace propice à la performance. Il y aura une philosophie de jeu propre à Grégory Patat et au CAB, partagée avec mes coachs et mon staff. Mon parcours est fait de réussites et d’échecs, d’introspections qui me serviront. Le but, c’est d’amener tout un club vers un même objectif. »







