Le verdict est tombé ce lundi au tribunal correctionnel de Béziers pour Pierre Caillet, ancien technicien de l’ASBH. L’homme était jugé pour des faits de violences conjugales, harcèlement et usurpation d’identité, liés à une nuit de juillet 2025 marquée par un affrontement physique au sein du couple, sur fond de jalousie et de messages ambigus.
Pierre Caillet a été condamné à six mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Il devra également suivre un traitement pour son addiction aux stupéfiants.
Lors de l’audience, le technicien isérois s’est confronté à son ex-compagne, Madame T., qui a raconté la détérioration brutale de leur relation, évoquant une situation d’emprise et d’isolement. De son côté, Pierre Caillet a maintenu sa version, assurant avoir agi en état de légitime défense. Le président du tribunal a cependant centré le jugement sur les événements précis du 3 juillet, excluant les autres accusations du dossier.
L’audience a révélé les racines profondes du conflit, qualifié de « toxique » par le ministère public. La consommation de cocaïne a été au cœur des débats. Pierre Caillet a reconnu son addiction et indiqué avoir entamé une cure de désintoxication juste après les faits. Madame T. a décrit un sentiment d’enfermement, éloignée de sa région d’origine et sans emploi. Des enregistrements vocaux, diffusés au tribunal, ont mis au jour des menaces mutuelles, illustrant la complexité de l’affaire où chacun a porté plainte contre l’autre pour violences.
Le jugement, rendu en fin de journée, s’accompagne d’une interdiction formelle pour Pierre Caillet d’entrer en contact avec son ex-compagne. Quant à Madame T., elle a été condamnée à une amende de 5 000 euros, dont 3 000 avec sursis.
Cette décision pourrait avoir un impact immédiat sur l’avenir professionnel du technicien. Alors que son nom circulait pour un transfert au FC Grenoble, le président Patrick Goffi avait déjà lié toute signature à l’issue du procès. Le club alpin devra désormais statuer sur le casier judiciaire désormais entaché de Pierre Caillet, suspendant ainsi son sort sportif.







