
Lors du match de Pro D2 opposant le Stade Aurillacois au Biarritz Olympique, un incident grave a éclaté, manquant de jeter une ombre inquiétante sur la rencontre. Thomas Palmier, journaliste pour *Ici Pays Basque*, a été victime d’une agression physique alors qu’il commentait le match en direct depuis les tribunes du stade Jean-Alric.
### Une agression gratuite en plein final sous tension
L’altercation s’est produite dans les ultimes secondes de la partie, lorsque le Biarritz Olympique prenait l’avantage au score (24-27). Plusieurs individus, se revendiquant supporters locaux, ont pris à partie Thomas Palmier, l’assaillant d’abord verbalement avant de recourir à la violence. Le journaliste a été frappé à plusieurs reprises alors qu’il exerçait simplement son métier.
Malgré la brutalité de l’attaque, Thomas Palmier a fait preuve d’un sang-froid remarquable, restant à l’antenne et tentant même de calmer ses agresseurs en direct, déclarant :
« Tu veux me frapper ? Mais arrêtez, assieds-toi, laisse-moi bosser… Rentrez chez vous, à me frapper comme ça », des mots qui illustrent l’intensité du moment.
### Condamnations fermes et procédures engagées
Le Stade Aurillacois a rapidement condamné avec vigueur ces actes inacceptables et a pris ses distances avec les auteurs de l’agression. Le club, tout comme le journaliste, ont annoncé leur intention de porter plainte. D’autant plus incompréhensible que Thomas Palmier est originaire d’Aurillac et a longtemps évolué sous les couleurs du club cantalien en tant que joueur.
La Ligue Nationale de Rugby (LNR), par la voix de son président Yann Roubert, a également dénoncé l’agression avec « la plus grande fermeté ». Le président a personnellement contacté Thomas Palmier pour lui témoigner son soutien face à cet acte intolérable.
### Le professionnalisme malgré le choc
Si cet incident jette une ombre regrettable sur l’image du rugby, il souligne également la résilience et le professionnalisme de Thomas Palmier. Selon *Midi Olympique*, le journaliste était déjà de retour à l’antenne dès le lendemain, prêt à continuer son travail de commentateur sportif, témoignant de sa détermination face à l’adversité.







