Le départ de Pita Ahki a laissé un vide considérable au sein du vestiaire du Stade Toulousain. Pour Santiago Chocobares, international argentin de 26 ans, l’ancien centre néo-zélandais reste une source d’inspiration quotidienne, un héritage précieux qu’il porte avec fierté à l’aube des phases finales de Champions Cup.
### Un hommage chargé d’émotion à Pita Ahki
Le transfert de Pita Ahki à Lyon en cours de saison a été un choc pour les Rouge et Noir. Présent en sélection au moment de l’annonce, Chocobares raconte avoir vécu la nouvelle avec brutalité, tout en renforçant un lien profond avec son ancien coéquipier.
Dans une interview accordée à *Midi Olympique*, il évoque :
« J’ai appris la nouvelle quinze jours avant son départ, parce que je n’étais pas là (il était en sélection argentine, NDLR). Après, je l’ai remercié pour tout. Franchement, en jouant à mes côtés, il m’a appris tellement de choses… Pita était incroyable. Ses qualités techniques, ses plaquages… J’adorais aussi la manière dont il apportait l’énergie à l’équipe sans parler. Sur ce plan, il était exceptionnel. Et puis, c’est un mec tellement professionnel. Moi, j’aime beaucoup la culture néo-zélandaise, aussi celles fidjienne, samoane, etc. Pita, c’est un vrai garçon de Nouvelle-Zélande, des Tonga. Je l’ai remercié pour tout ce qu’il m’a apporté ici. On a beaucoup parlé ensemble. Aujourd’hui, il me manque et il manque beaucoup à tout le monde. »
### Une passion pour la culture rugby du Pacifique
Ce lien étroit avec Ahki s’explique aussi par l’attachement profond de Chocobares au rugby du Pacifique, une passion née dès son adolescence et nourrie lors d’un séjour bénéfique en Nouvelle-Zélande.
« Oui, je suis allé dans une académie là-bas, celle des Blues, quand j’avais quinze ans. J’y ai passé deux mois. Et il faut voir la place de notre sport dans ce pays. L’Argentine, c’est le foot. La Nouvelle-Zélande, c’est le rugby. J’ai aimé le pays, j’ai aimé observer le rugby là-bas. Et j’ai l’impression d’avoir gardé une sorte de lien. Déjà, ma première sélection, c’était contre la Nouvelle-Zélande. Je ne sais pas si c’était un hasard ou pas (rire). En tout cas, je kiffe ce pays. »
### Des modèles parmi les légendes des All Blacks
Admiratif, le centre toulousain cite ses idoles qui ont marqué sa conception du poste : « Bien sûr. Déjà, Sonny Bill Williams. C’est un joueur qui m’a beaucoup inspiré. Et il y a bien sûr Ma’a Nonu. »
### Toulouse, un club qui fait toujours tourner la roue
Malgré la perte d’un élément majeur, Toulouse continue de faire preuve d’exigence et de rigueur, avec l’émergence de jeunes talents prêts à relever le défi. Chocobares souligne l’importance de cette dynamique :
« Pita est parti, mais Kalvin Gourgues est monté. Et ça se passe toujours comme ça dans ce club. Ici, on ne peut pas s’endormir. Il faut continuer à travailler et à être ambitieux. Cette saison, c’est pareil. »
Le Stade Toulousain, fidèle à sa tradition de formation et de renouvellement, entend bien poursuivre sa conquête européenne avec ses leaders d’aujourd’hui et de demain.







