Coup dur pour l’USAP : son maillot « third » interdit en Challenge Cup
Ce samedi à 13h30, pour son huitième de finale de Challenge Cup face au Montpellier Hérault Rugby (MHR), l’USAP devra renoncer à son maillot « third ». L’instance européenne, l’EPCR (European Professional Club Rugby), a en effet interdit aux joueurs catalans de porter leur célèbre maillot arlequin, les obligeant à évoluer en sang et or.
Selon l’EPCR, ce maillot rappelant un motif arlequin serait trop proche des couleurs noir et bleu de Montpellier, entraînant un risque de confusion sur le terrain, comme l’explique L’Indépendant. Une justification qui laisse perplexe du côté perpignanais, d’autant plus que le contraste entre les tenues semblait évident pour les dirigeants du club. Ces derniers dénoncent une incohérence de l’EPCR, rappelant que lors du dernier Crunch 2026, la différence entre le bleu ciel du XV de France et le blanc de l’Angleterre n’avait posé aucun problème.
Cette décision est d’autant plus difficile à digérer qu’elle touche une dimension humaine et marketing forte. Ce maillot n’est pas qu’un simple équipement sportif, mais le fruit de plusieurs mois de travail et de passion. « On regrette de ne pas avoir la possibilité de jouer avec, par rapport au travail qu’on a mis en place. C’est dommage… D’autant que c’est un maillot qui a plu au public, et on ne peut pas en profiter », s’est désolé Bruno Rolland, directeur général de l’USAP, dans les colonnes de L’Indépendant.
Au-delà du simple vêtement, ce maillot porte une charge émotionnelle considérable pour les supporters. Il rend hommage au 9 avril 2011, date mémorable où l’USAP avait créé l’exploit en renversant Toulon (29-25) dans l’enceinte mythique de Montjuïc, à Barcelone, lors d’un quart de finale légendaire de la Heineken Cup.
En interdisant cette tunique symbolique pour un choc décisif face au MHR, l’EPCR prive ainsi l’USAP d’un emblème fort, dont le club aurait pourtant eu grand besoin. Finalement, ce maillot collector n’aura été porté que deux fois au cours de cette campagne européenne, laissant un goût amer d’inachevé au pied du Canigou.







