Le Hameau a vibré d’émotion en l’espace de deux minutes, transformant une fin de match tendue en une victoire héroïque. Menée pendant soixante-douze minutes, la Section Paloise a finalement pris le dessus sur le Racing, grâce à l’audace et au génie d’Aaron Grandidier-Nkanang.
Le moment décisif est survenu à la 82e minute, sur un dernier renvoi.
« Je vois que Gibert va taper de mon côté et je me suis dit chouette car j’aime beaucoup ce genre de ballons », confie l’ailier palois à Midi Olympique.
Sa détente exceptionnelle a fait toute la différence :
« Comme le ballon est arrivé bien devant moi, cela m’a permis de prendre beaucoup d’élan et de bien prendre mon impulsion pour prendre de la hauteur. Quand j’atterris, je m’aperçois que j’ai le ballon dans les mains ».
Malgré la fatigue qui commençait à se faire sentir, l’international ne lâchait rien.
« Je ne pense qu’à la ligne à ce moment-là mais on était à la 82e minute, je ressentais des débuts de crampe ». Plutôt que de pousser au-delà de ses limites, il fait preuve d’intelligence tactique en servant son coéquipier Émilien Gailleton.
« Je lui ai dit : ‘Vas-y !’ Sébastien me dit toujours d’être ‘insolent’ ».
Cette « insolence » s’est révélée décisive, privant le Racing d’un point précieux au classement.
« Cela aurait pu être plus facile de courir en touche, mais j’ai pensé qu’on pouvait encore enlever un point au Racing et que ça valait le coup pour la fin de saison ».
Un choix risqué mais payant, même si la transmission n’a pas été parfaite.
« Je reconnais que ma passe à Emilien était un peu ‘sac de patates’ mais je suis certain qu’elle était en arrière ».
Avec cette victoire, Pau réalise une opération cruciale et respire dans la course aux phases finales. Pour le Racing, ce point de bonus perdu dans les dernières secondes pourrait peser lourd au moment du décompte final en juin. L’audace d’Aaron Grandidier-Nkanang pourrait bien avoir changé le cours de la saison paloise.






