En fin de contrat avec Northampton en juin prochain, l’ouvreur international français Anthony Belleau avait envisagé un retour en Top 14. Finalement, après mûre réflexion, il a choisi de poursuivre sa carrière en Angleterre.
Dans une interview accordée à L’Équipe avant le match face à Castres ce vendredi en Champions Cup, l’ancien clermontois est revenu sur cette décision difficile. « Oui, j’ai prolongé, cela n’a pas été une décision facile dans la mesure où j’avais des contacts en France, et il a fallu que je décide en décembre. C’est tôt. Mais Northampton s’est positionné rapidement, et j’ai eu envie de continuer l’aventure, j’ai beaucoup joué, j’ai construit quelque chose d’assez fort avec eux. J’ai tellement appris, je me suis tellement enrichi “rugbystiquement” et culturellement », confie-t-il.
Belleau reconnaît que la France lui manque, mais reste convaincu que rester en Angleterre est la meilleure option pour sa progression. « Je me suis dit que j’étais sur la phase ascendante, et j’ai senti que je pouvais devenir encore meilleur, avec comme challenge, mettre au service de l’équipe ce que j’ai appris pendant cette première année. Le challenge est plutôt sympa et cool. C’était une décision difficile car il y a le manque, un peu, du pays, mais bon, c’est une expérience dans une carrière, dans une vie, et on n’a qu’une vie. Je me régale, je joue, j’évolue dans une équipe performante, je joue le titre en Championnat, en Coupe des champions. Je sens que je progresse, les gens me font confiance, il y a un super environnement. Donc pourquoi aller chercher plus loin ? Cela vaut le coup d’essayer même si encore une fois, c’est sur du très court terme. »
En Angleterre, Belleau a particulièrement gagné en assurance dans le secteur offensif. « Je pense qu’avec la philosophie du club, j’ai progressé sur le jeu d’attaque, la prise de décision, comment mener un projet offensif, une structure. Ce qu’on me propose ici, ça me plaît vraiment. On déplace le ballon, on se déplace beaucoup sur le terrain. Les séances sont rythmées. C’est comme une deuxième jeunesse, je progresse physiquement, on parle beaucoup de rugby avec le staff, avec Sam Vesty (entraîneur principal). C’est une autre façon de voir le rugby, et c’est très enrichissant. Je rajeunis. Je ne sais pas si je suis meilleur, je ne peux pas comparer, ce sont des époques différentes. J’engrange de l’expérience, du vécu, et cela me permet de me développer. »
Enfin, avant d’affronter Castres, Belleau ne s’attend pas à une partie facile. « Je ne crois pas du tout à ce match facile, je suis Français, et je connais Castres et s’il y a bien une équipe qui a la réputation de ne jamais rien lâcher, de toujours batailler jusqu’à la dernière seconde, c’est bien Castres. »







