Le choc de Pro D2 entre Nevers et Béziers (44-41), disputé ce vendredi 3 avril, a offert un spectacle intense sur le terrain. Mais l’après-match a rapidement tourné au chaos.
Ce qui devait être une fête du rugby s’est transformé en véritable règlement de comptes, digne d’un film d’action.
### Bagarre aux vestiaires et blocage du bus
Tout a débuté dans les couloirs du stade, où Jason Fraser, troisième ligne de Nevers, est allé s’expliquer avec le Biterrois Otunuku Pauta. La tension a rapidement dégénéré lorsque les piliers Ilia Kaikatsishvili (USON) et Youssef Amrouni (ASBH) en sont venus aux mains.
« Le ton est monté entre deux joueurs », a confirmé le président nivernais Régis Dumange.
La situation a encore empiré lorsque deux joueurs de Nevers ont bloqué la sortie du bus de Béziers en se positionnant avec leurs voitures, obligeant la police à intervenir pour permettre aux visiteurs de quitter le stade.
Une source proche du club a confié à Midi Libre : « On a fait en sorte de partir au plus vite de l’enceinte du stade pour ne pas que ça dégénère, bien aidé par la police nationale. »
### 30 minutes de course-poursuite sur la nationale
L’incident ne s’est pas arrêté là. Sur la N7, le bus de Béziers s’est retrouvé pris en filature par la voiture du pilier géorgien Kaikatsishvili, donnant lieu à une véritable course-poursuite sur la quatre voies.
« La voiture roulait à 30 à l’heure, faisait des courbes, voulait que Youssef s’excuse. On craignait le pire, qu’ils aient des barres de fer. Ça a duré une demi-heure le sketch », raconte un témoin.
Heureusement, le sang-froid du chauffeur du bus et l’intervention téléphonique du manager de Nevers, Xavier Péméja, qui a réussi à raisonner son joueur, ont permis au bus de reprendre son chemin.
Une fin de soirée lamentable qui pourrait avoir des conséquences lourdes devant les commissions de discipline.







