Le Biarritz Olympique (BO) se retrouve dans une situation pour le moins embarrassante : chaque mois, le club paie plus de 1 500 euros pour des véhicules de luxe… qui roulent… à Nice. Cette situation inattendue découle d’une clause signée lors de la vente du club en avril 2024, un imbroglio révélé par le journal Sud-Ouest.
### Un cadeau d’adieu qui sème la confusion
Lors du rachat du BO par le trio Hegarty-Baget-Van der Merwe, le contrat de cession stipulait que Jean-Baptiste Aldigé, alors président, repartirait avec deux SUV Land Rover en pleine propriété. Mais, entre des charges patronales trop lourdes pour le club et des conséquences fiscales personnelles pour Aldigé, la propriété des véhicules n’a jamais été officiellement transférée.
**Conséquences actuelles :**
– **Le premier SUV** a été acheté par le BO pour 100 000 euros, mais la carte grise n’a toujours pas été enregistrée au nom d’Aldigé.
– **Le second SUV** est quant à lui en leasing. Le BO s’acquitte chaque mois de 1 500 euros, tandis que l’ancien président l’utilise quotidiennement sur la Côte d’Azur.
### Des contraventions qui pleuvent… à Biarritz
Pour ajouter à la complexité, le club reçoit régulièrement des amendes pour des infractions commises avec ces véhicules. Si Jean-Baptiste Aldigé affirme payer ces contraventions, l’administration du BO dénonce une charge indirecte importante.
Chaque procès-verbal rappelle que le club finance, sans le vouloir, le train de vie de son ancien dirigeant.
### Une épée de Damoclès financière
L’Autorité de régulation du rugby (A2R, ex-DNACG) suit de près ce dossier et exige des provisions financières annuelles. Face à cette pression, le BO, désormais présidé par Cyril Arrosteguy, tente de sortir de cette impasse.
**Les enjeux sont clairs :**
– Éviter de devoir débourser 100 000 euros supplémentaires pour racheter le second SUV toujours en leasing.
– Gérer la procédure judiciaire lancée devant le tribunal de commerce par l’ancien propriétaire Louis-Vincent Gave.
Une réunion de crise s’est tenue à Paris il y a quinze jours afin de négocier un accord à l’amiable. Pour un club qui termine sa saison financièrement difficile, chaque euro compte. Trouver une solution définitive concernant ces Land Rover est désormais une priorité absolue pour stabiliser les comptes du BO.







