Après sa victoire éclatante en Coupe d’Europe contre Bristol, le Stade Toulousain, leader incontesté du Top 14, fait face à une crise majeure. Le club est convoqué devant la commission de discipline de la Ligue Nationale de Rugby (LNR) le 26 mai prochain, accusé d’infractions liées au « Salary Cap » sur trois des quatre dernières saisons.
La LNR reproche aux Rouge et Noir plusieurs manquements entre 2021 et 2025, notamment un manque de transparence et des soupçons de dépassement du plafond salarial autorisé pour rémunérer ses joueurs. Contrairement à des affaires antérieures, aucun accord à l’amiable n’a été trouvé cette fois-ci.
Au cœur de l’enquête figure le contrat d’image d’Anthony Jelonch, troisième ligne du club. D’après *L’Équipe*, la Ligue s’interroge sur des sommes conséquentes versées par 3S-Alyzia, partenaire du club, à Jelonch pour des missions de communication jugées « très rares ». La LNR suspecte que ces paiements servent en réalité à compléter son salaire sans être déclarés dans le plafond officiel.
Sportivement, le Stade Toulousain n’est pas menacé : ni retrait de points, ni rétrogradation ne sont envisagés, ces sanctions n’étant applicables qu’aux règlements en vigueur depuis cette année. En revanche, le club pourrait écoper d’une amende conséquente et se voir interdire de recruter de nouveaux joueurs.
Cette affaire n’est pas une première pour Toulouse, déjà sanctionné par le passé pour des contrats controversés d’Antoine Dupont, Melvyn Jaminet ou Cheslin Kolbe. Face aux accusations, le président Didier Lacroix riposte en qualifiant les règles du Salary Cap « illégales et incohérentes ». Il a même sollicité les autres dirigeants pour une réforme complète du système.
Le conflit est désormais ouvert et pourrait déboucher sur une bataille juridique devant le Conseil d’État si aucune solution amiable ne se dessine.







