Pour accéder aux demi-finales, le Stade Toulousain devra s’imposer sur la pelouse girondine. Fini le Stadium, adieu Ernest-Wallon : les Rouge et Noir retrouveront l’ambiance intense de Chaban-Delmas pour un quart de finale prometteur.
Mais pourquoi l’UBB reçoit-elle encore cette rencontre ?
La réponse est simple : « les meilleurs à la maison ». Le règlement de l’EPCR est clair : les clubs les mieux classés à l’issue de la phase de poules conservent l’avantage du terrain. Cet hiver, l’UBB a réalisé un sans-faute, dominant le classement européen. Toulouse, lui, traîne ses deux défaites contre Glasgow et les Saracens comme un boulet, décrochant une 8e place qui les oblige à voyager.
Anthony Jelonch, le troisième ligne toulousain, ne cherche pas d’excuses. Interrogé par La Dépêche, il assume pleinement : « On n’a pas fait le job en poule. On a eu ces deux défaites spéciales sur synthétique, sous la pluie. On ne cherche pas d’excuses, mais c’étaient des conditions très difficiles. On n’a pas su s’adapter sur ces deux matchs. De toute façon, on sait très bien que dans cette compétition, tu peux te qualifier en gagnant qu’un match et aller au bout. Mais c’est vrai qu’on n’a pas fait le job sur le début de compétition. »
Jouer à Bordeaux représente un véritable défi, surtout après l’élimination en demi-finale l’an dernier face à ces mêmes Bordelais. Cette fois, les Toulousains débarquent affamés de revanche et déterminés à remettre les pendules à l’heure.
Chaban-Delmas est prévenu : le champion vient reprendre ce qui lui revient.







