Dimanche, Toulouse affrontera l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) lors d’un quart de finale de la Champions Cup, un duel très attendu entre deux géants du rugby français. Thibaud Flament, deuxième ligne du Stade Toulousain, s’est confié à RMC Sport à quelques jours de cette rencontre cruciale.
Après la large victoire de Toulouse contre Bristol en huitième de finale, Flament a souligné la solidité affichée par son équipe tout en appelant à encore mieux faire : « Sur le match face à Bristol, je nous ai trouvé assez en place, même si je pense qu’on peut faire mieux. Mais, en tout cas, j’ai l’impression qu’on repart bien de l’avant, et que ça prend une bonne tournure. »
Conscient de la difficulté des saisons longues et intenses, surtout pour les internationaux, le deuxième ligne souligne néanmoins l’excitation générée par ces matchs décisifs : « Oui, c’est sûr que les saisons sont longues, il y a un peu des échéances qui s’enchaînent, de plusieurs compétitions. Mais après, c’est aussi contrebalancé par l’excitation qu’il y a de jouer ces matchs-là, d’avoir l’opportunité de jouer des matchs un peu couperets. Il y a un supplément d’énergie, une excitation, et dès le début de la semaine, on sent qu’il y a beaucoup d’euphorie et de bonne énergie. »
Pour lui, la transition entre les périodes en équipe de France et le retour au club est rapide mais bien assimilée : « Les périodes en équipe de France, c’est court, c’est intense, mais ça démarre et ça se termine rapidement. Donc là, on a complètement rebasculé sur la partie club, avec deux compétitions qui sont très importantes, sur lesquelles on travaille depuis le début de la saison. Du coup, on se remet là-dessus et on « switch » totalement. »
La perspective de ce quart de finale européen enthousiasme clairement Thibaud Flament : « C’est des matchs qu’on aime bien, donc c’est un peu la partie où il commence à refaire beau. On sait qu’on va pouvoir envoyer du jeu, qu’il faut aussi bien sûr s’appuyer sur les basiques du rugby, mais toutes les conditions sont là pour que ça joue. »
Toulouse se réjouit particulièrement de retrouver l’UBB, adversaire connu et redouté, qui les avait éliminés en demi-finale la saison dernière. « C’est une bénédiction… En tout cas, c’est sûr que je pense qu’on est content de les jouer. C’est une équipe qu’on croise très souvent depuis quelques années sur des matchs, soit à élimination, soit des matchs de phase finale. C’est un peu le rival du moment. Ce sont des matchs qui sont accrochés, où le dénouement est incertain. Donc, ce sont des matchs qu’on aime préparer et jouer. »
Flament reconnaît la progression des Girondins : « Je crois qu’ils sont sur une très bonne dynamique, ils arrivent vraiment à mettre du bon rugby en place. On sent qu’ils sont très structurés au niveau du club aussi, de plus en plus. Ça aussi, je pense que ça les pousse à avoir les performances qui sont les leurs. Mais du coup, ce qui fait que ça fait des matchs d’autant plus excitants pour nous à préparer et à jouer. »
Malgré la rivalité sportive, aucun ressentiment personnel n’anime le joueur toulousain vis-à-vis de ses adversaires : « Non, parce que c’est des mecs qu’on croise aussi en sélection, qu’on apprécie. C’est le parfum des gros matchs, plus qu’une rivalité vraiment d’identité, de caractère. Pour moi, c’est plus un gros match contre un autre gros club français qui tourne bien aussi depuis quelque temps. »
Enfin, l’idée d’affronter des coéquipiers en équipe de France ajoute une saveur particulière à cette rencontre : « On est habitués, mais c’est sûr que c’est toujours un peu spécial. Mais du coup, ça nous permet de bien les connaître aussi. On sait quelles sont leurs forces. Je pense qu’ils savent aussi quelles sont les nôtres. Mais en tout cas, ça va être un match très relevé. J’ai hâte de les jouer. »







