Après avoir écrasé Leicester (64-14), l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) retrouve son grand rival, le Stade Toulousain, en quart de finale de la Coupe des champions. Depuis 2021, ces deux géants du rugby français ne cessent de s’affronter, tissant un lien presque inévitable entre leurs parcours.
Au stade, dimanche dernier, la tension était palpable : les supporters bordelais ont hué dès l’annonce du nom de Toulouse, preuve de l’intensité de cette rivalité.
### Un destin lié et une envie de revanche
Pour Maxime Lucu, demi de mêlée de l’UBB, ce duel est devenu une constante :
« Notre chemin est lié au Stade Toulousain. On les croise toujours dans notre tableau en phase finale. »
Côté toulousain, la défaite face à Bordeaux en mai 2025 reste une blessure vive. Le capitaine Antoine Dupont ne cache pas son état d’esprit :
« Retrouver Bordeaux donnerait forcément à ce quart de finale un air de revanche. »
François Cros, également capitaine, confirme cette détermination :
« C’est sûrement la pire de nos défaites en phase finale. Parce qu’on est vraiment passés au travers ce jour-là. On n’a pas joué comme on voulait le faire. »
Mais Jefferson Poirot, pilier bordelais, relativise en rappelant que la véritable revanche a peut-être déjà eu lieu :
« Je pense que la revanche, ils l’ont prise sur la finale de Top 14. Nous, on n’a pas gagné le titre de champion de France. Là, ça sera un tout autre match. Si eux le prennent comme ça, c’est une chose : maintenant, on est prévenus. »
### Un respect total entre les deux camps
Malgré cette rivalité féroce, les deux formations se témoignent un profond respect. Maxime Lucu souligne la transformation toulousaine en phase finale :
« On a vu que quand Toulouse entre en phase finale, ce n’est pas la même histoire. Quand on voit l’armada qui va arriver, il va falloir faire le match à 100 % parfait. »
De son côté, Antoine Dupont admire la qualité de l’UBB, tenante du titre :
« L’UBB est une grande équipe, la tenante du titre, ça sera donc un gros challenge pour nous d’aller là-bas. Il faudra qu’on soit à notre meilleur niveau, parce que quand eux le sont, ils sont redoutables. »
Enfin, l’entraîneur de l’attaque bordelaise, Noel McNamara, met en garde son équipe sur la puissance de Toulouse :
« C’est un gros défi. Si tu réfléchis bien, on joue contre le pack de l’équipe de France […] Tu peux ajouter aussi Jack Willis, le meilleur joueur du Top 14 l’année dernière, le meilleur joueur du monde, Antoine Dupont, et peut-être le meilleur buteur du monde, Thomas Ramos. »
Ce quart de finale promet donc un affrontement de haute volée entre deux formations animées par un héritage commun, une rivalité historique et un respect mutuel indéniable.







