Le manager de l’Union Bordeaux-Bègles, Yannick Bru, s’est livré dans les colonnes de *Midi Olympique* à l’approche du quart de finale de Champions Cup face à Toulouse, ce dimanche.
Reconnaissant la difficulté que représente la préparation d’un tel match, Bru souligne toutefois l’engagement et la concentration de ses joueurs. « Ce n’est jamais facile de préparer un match contre Toulouse. Mais je dirais qu’il est facile d’entraîner les joueurs durant ces semaines-là. Tous ont envie d’en être. Tous les efforts qu’on a faits depuis le début de la saison mentalement, physiquement et techniquement prennent tout leur sens. En plus le temps est printanier même si je pense que dimanche, le beau temps pourrait nous abandonner. »
L’entraîneur savoure également la montée en puissance et la reconnaissance grandissante de l’UBB : « C’est vrai que nous étions des invités surprises. On s’est croisé plusieurs fois. Nous sommes devenus un outsider crédible. On est pris au sérieux, on progresse, on évolue sur nos points faibles, on est reconnus pour certains points forts. »
Sur l’adversaire, Bru admet que Toulouse conserve un avantage certain en matière d’expérience : « Dans l’expérience, ils savent préparer ce genre d’événements. Ce passé de succès leur donne une force tranquille, du choix de l’hôtel à la préparation psychologique du match. La force de l’habitude n’est pas à négliger, mais on progresse. »
Toutefois, le manager bordelais observe que l’écart entre les deux formations se réduit progressivement : « Oui, incontestablement. On s’est rencontré six fois depuis la saison dernière, donc on se connaît bien. Sur ces six confrontations, il y a eu des moments où ce fut difficile pour nous, sur d’autres, ce fut de plus en plus serré. Nous avons des forces. Et je sais qu’avec l’effectif dont on dispose, vu le jeu qu’on pratique, on est capables d’être prêts le jour J à l’heure H. »
Conscient du duel au sommet qui se profile, Bru souligne l’enjeu exceptionnel de cette rencontre : « Toulouse est champion de France. On est champions d’Europe. Oui, on va dire que ce sont deux champions qui se rencontrent. Et comme dans la vie de tous les jours, on veut toujours ce qu’on n’a pas sous la main ou ce qu’on n’a pas réussi à posséder. On aura deux champions ambitieux face à face. »
Enfin, il loue la maturation de son groupe : « Cela fait un petit moment que notre groupe a grandi. Dans son autonomie, dans son leadership, dans son caractère. Mais le fait qu’on prenne du caractère ça nous rend distrait sur certains matchs pas totalement excitants. Mais incontestablement, je sens que dans les grosses semaines, notre groupe sait ce qu’il est capable de faire. Il respecte ses adversaires. Et Toulouse suscite toujours un grand respect. Mais notre groupe a un niveau de confiance en lui, un niveau de confiance en son passé qui fait qu’il est beaucoup plus fort qu’avant. »
Pour conclure, Yannick Bru rappelle la rivalité récente entre les deux équipes et la difficulté du rendez-vous : « Je vous le répète, avec Toulouse on s’est affrontés six fois en dix-huit mois. On sait ce qui nous attend. Si on rate notre première sortie de camp comme ce fut le cas face à Leicester, ce sera tout de suite un essai encaissé. On est contents d’avoir retrouvé l’atmosphère de la Champions Cup, son arbitrage, mais au club tout le monde est conscient que le match de dimanche n’aura rien à voir en termes de difficultés et d’intensité avec celui de la semaine passée. »







