Depuis plusieurs mois, les relations entre Laurent Marti, président de Bordeaux, et Didier Lacroix, à la tête du Stade Toulousain, suscitent de nombreuses interrogations. La cause ? Les récentes sanctions infligées à Toulouse en lien avec le « salary cap ». Certains soupçonnent le président bordelais de pousser la Ligue à adopter une position plus ferme envers son voisin toulousain.
**Le combat pour l’équité sportive**
Laurent Marti affirme depuis toujours son admiration pour le travail effectué par Toulouse. Toutefois, il insiste sur la nécessité que tous les clubs respectent les mêmes règles financières afin de garantir l’équité du championnat :
« L’hégémonie du Stade Toulousain ne me dérange pas. Quand tu travailles bien et que tu gagnes. Moi, ça m’inspire. Le souci, c’est de savoir, jusqu’à quel point on veut créer le Paris SG dans notre championnat. Le salary cap, il est là pour réguler financièrement, pour qu’on ne fasse pas n’importe quoi mais surtout parce qu’on veut maintenir une équité sportive. »
**Des petites phrases qui font parler**
Si Laurent Marti choisit ses mots avec précaution, ses déclarations suscitent parfois des réactions à Toulouse. Avant un match important l’an dernier, l’entraîneur toulousain Ugo Mola avait d’ailleurs lancé un tacle au président bordelais :
« Il peut venir quand il veut être commercial au Stade Toulousain. »
**Capables de travailler ensemble**
Malgré ces tensions apparentes et les différends autour des contrats d’image, notamment celui d’Antoine Dupont, les deux dirigeants parviennent à mettre leurs désaccords de côté pour l’intérêt du rugby français. Ils co-président une commission clé chargée des relations avec la Fédération Française de Rugby (FFR).
En avril, Laurent Marti soulignait d’ailleurs entretenir « une très bonne relation » avec Didier Lacroix. Un membre de la Ligue confirme :
« Ce que je constate malgré tout, c’est qu’ils partagent la commission très importante de la relation avec la FFR. Et dans ce cadre-là, ils ont été les pilotes de la convention FFR-LNR qui a été adoptée en début d’année. Ils savent travailler ensemble. »
Selon Sud-Ouest, deux clubs seraient particulièrement attentifs aux polémiques autour du Stade Toulousain et du salary cap : le président paloise Bernard Pontneau et le club de Clermont.







