Dimanche dernier au stade Chaban-Delmas, l’ambiance est montée d’un cran. Après la large victoire de l’UBB contre Leicester, l’annonce de l’adversaire du prochain match a provoqué une réaction immédiate : le speaker a révélé que l’UBB affronterait le Stade Toulousain, déclenchant une salve de sifflets nourris dans une grande partie du public. Une manifestation bruyante qui illustre parfaitement la tension palpable entre les deux clubs avant ce quart de finale.
### Une rivalité qui tourne à l’animosité
Toulouse et Bordeaux se croisent régulièrement en matchs éliminatoires depuis plusieurs saisons, une répétition devenue source d’une rivalité intense entre supporters. Maxime Lucu, demi de mêlée de l’UBB, observe : « Notre chemin est lié au Stade Toulousain. On les croise toujours dans notre tableau en phase finale. »
### Des souvenirs douloureux au cœur du conflit
La réaction hostile des fans bordelais s’explique aussi par la domination historique de Toulouse dans les rencontres décisives. Mais les Rouge et Noir ne sont pas en reste : Antoine Dupont et ses coéquipiers nourrissent encore l’amertume de leur défaite en mai 2025 à Bordeaux. « Retrouver Bordeaux donnerait forcément à ce quart de finale un air de revanche », confie le capitaine toulousain.
François Cros, troisième ligne toulousain, ne parvient pas à oublier cette déconvenue mémorable : « C’est sûrement la pire de nos défaites en phase finale. Parce qu’on est vraiment passés au travers ce jour-là. On n’a pas joué comme on voulait le faire. »
### Bordeaux prêt à en découdre
Du côté bordelais, Jefferson Poirot a bien entendu les revendications toulousaines et promet un combat sans concession dimanche. Il affirme que l’UBB ne sera pas impressionnée : « Je pense que la revanche, ils l’ont prise sur la finale de Top 14. Nous, on n’a pas gagné le titre de champion de France. Là, ça sera un tout autre match. Si eux le prennent comme ça, c’est une chose : maintenant, on est prévenus. »
Le choc s’annonce donc intense, entre deux clubs dont l’histoire commune alimente une rivalité plus vécue que jamais.







