Aujourd’hui épanoui sous les couleurs du Stade Toulousain, Teddy Thomas n’oublie pas les années sombres où la pression médiatique a failli le pousser à raccrocher les crampons.
À l’inverse de la trajectoire actuelle de Louis Bielle-Biarrey, le trois-quarts toulousain a dû faire face à une exposition brutale et mal encadrée. En 2014, alors qu’il s’imposait soudainement sur la scène médiatique, il se retrouvait sans aucun soutien face à « la machine médiatique ».
Interrogé par Canal +, Teddy Thomas décrit une gestion de carrière proche du néant : « Quand j’ai commencé, c’était en 2014. Et l’entourage autour de nous, c’était le néant complet. On nous envoyait sur les plateaux télé sans nous briefer. On était un peu envoyé en pâture, on va dire. »
Aujourd’hui, il observe avec lucidité la différence entre son parcours et celui de la nouvelle pépite de l’Union Bordeaux-Bègles : « Mais j’ai connu le feu des projecteurs comme l’a connu Louis Bielle-Biarrey. Je pense que je l’ai beaucoup moins bien géré que lui. J’ai malheureusement fait plus de Unes avec des mauvais titres que de bons titres comme lui. »
Cette pression constante et l’image de « mauvais garçon » accrochée à son nom ont eu un impact profond sur sa vie personnelle. Une souffrance telle qu’il envisagea sérieusement de quitter le rugby : « Ça a été compliqué pour moi et j’en ai beaucoup souffert pendant quelques temps. Ça a été très dur. J’ai même voulu me retirer du rugby car cette folle médiatisation ne m’intéressait pas. C’était tellement négatif et méchant que ça faisait mal aussi bien à moi qu’à mes proches. »
Aujourd’hui, Teddy Thomas semble avoir trouvé un équilibre à Toulouse, privilégiant la performance sur le terrain plutôt que le tumulte médiatique qu’il fuyait tant.







