Un jeune prodige s’impose au Stade Toulousain cette saison : le trois-quarts centre Kalvin Gourgues. À seulement 21 ans, le joueur monte en puissance et vient de recevoir sa première sélection avec l’équipe de France.
Dans un entretien accordé à La Dépêche, l’arrière toulousain Thomas Ramos s’est montré admiratif à l’égard de son coéquipier. « C’est mon avis, mais il est partagé par tout le monde : c’est un joueur qui revient de loin et qui depuis maintenant un an exploite le maximum de ses capacités. Et il doit lui en rester encore. C’est un joueur qui est plein de maturité pour son âge et ça, c’est vraiment à soulever. Je crois que c’est très rare de voir des mecs si jeunes savoir où ils veulent aller. »
Ramos ajoute : « Et je crois que Kalvin sait où il veut aller donc ça, c’est plutôt bien. Et ensuite, c’est un joueur explosif, qui sent les coups, qui aime les espaces, qui aime jouer aussi ses duels. Et je crois que ça se voit durant les matchs. Il aime prendre aussi beaucoup d’initiatives. C’est toujours un plaisir de jouer avec quelqu’un qui aime avancer comme il le fait. »
Pour Thomas Ramos, le poste de centre (numéro 13) correspond parfaitement aux qualités de Gourgues : « Il peut exploiter totalement sa vitesse. Après, vous voyez que quand il joue 10, il est bon. Vous voyez que quand il joue à l’arrière, il a des espaces aussi pour relancer. Mais c’est sûr qu’au poste de centre, il touche aussi beaucoup plus de ballons. »
Il souligne également que « Kalvin va commencer à être craint par les défenses adverses au vu du nombre de plaquages qu’il casse et du nombre de lignes qu’il franchit. Donc je pense que c’est un poste qui lui convient bien et qu’il apprécie aussi. »
Le manager du Stade Toulousain, Ugo Mola, partage le même enthousiasme. Il insiste sur la marge de progression énorme du jeune joueur : « C’est un gamin de 20 ans qui a passé un an et demi à ne presque pas jouer au rugby. Quand il enchaîne un peu, forcément, il nourrit sa mini-expérience et il évolue. Il a une marge de progression monstrueuse. »
Mola explique suivre Kalvin depuis longtemps, soulignant que ses débuts ont été entravés par des problèmes physiques : « Je le côtoie depuis qu’il a l’âge de 12 ans. J’avais vu son papa quand il avait 15 ans. Un temps, on a pensé que ce jour-là n’arriverait pas au regard de ses pépins physiques. Mais son évolution est étonnante. »
Enfin, le manager met en lumière l’importance de ce jeune talent pour l’équipe : « Ce qui est assez marrant en termes de karma, c’est qu’à chaque fois qu’on a eu un gamin qui sortait du lot, c’est souvent là qu’on existait à très, très haut niveau. Là, on avait besoin un peu de cette fougue et de ce talent en plus sur notre ligne arrière. Il aura son lot de louanges, il aura ses petits contrecoups comme un jeune de 21, 22 ans. À lui de construire sa carrière. »
Kalvin Gourgues apparaît donc comme l’une des grandes promesses du rugby français, prêt à faire vibrer le Stade Toulousain et les Bleus pour les années à venir.







