Si le Stade Toulousain a finalement cédé face aux assauts de l’UBB (30-15) ce dimanche à Chaban-Delmas, tout n’est pas à jeter pour les Rouge et Noir. Malgré un second acte chaotique, marqué par l’indiscipline et des cartons, trois joueurs ont su tirer leur épingle du jeu, rappelant pourquoi ils constituent l’épine dorsale du champion de France en titre.
**Champions Cup : Trois Toulousains au rendez-vous malgré la défaite**
Au cœur de la tempête bordelaise, Jack Willis, Thomas Ramos et Romain Ntamack ont livré une prestation à la hauteur de leur réputation internationale. Retour sur leurs performances, sans reproche possible.
**Jack Willis : Le poison insaisissable**
Fidèle à sa réputation de « gratteur » compulsif, le troisième ligne anglais a été un véritable cauchemar pour les rucks girondins. Avec **trois turn-overs gagnants** à son actif, Willis a constamment gêné les attaques adverses par sa rapidité à s’emparer du ballon. En défense, il s’est montré héroïque : meilleur plaqueur de son équipe avec **13 interventions**, il a sauvé à deux reprises des essais presque certains d’Arthur Retière, en zone de marque puis en bout de ligne. Offensivement, ses charges puissantes ont permis au Stade Toulousain de conserver l’initiative lors de ses temps forts. Une influence totale qui n’a jamais faibli.
**Thomas Ramos : L’homme des matchs au couteau**
L’arrière international semble se révéler dans la tension. Plus le combat devient âpre, plus Ramos s’épanouit. Solide comme un roc sous les chandelles bordelaises, il a été le moteur des Rouge et Noir lorsque l’équipe, réduite à 14, tentait désespérément de garder le ballon. Le tournant de sa performance ? Une séquence majeure à la 50e minute : un plaquage « saignant » sur Matthieu Jalibert dans ses 22 mètres, suivi immédiatement d’un **50 : 22 venu d’ailleurs**. Passeur décisif sur l’essai de Teddy Thomas, Ramos a une nouvelle fois confirmé qu’il est le métronome imperturbable du système toulousain.
**Romain Ntamack : Le métronome inspiré**
Pour son retour dans une arène qu’il affectionne, l’ouvreur tricolore a déroulé son rugby durant la domination toulousaine du premier acte. Dans le sillage d’un pack conquérant, Ntamack a su exploiter les intervalles et mettre la défense bordelaise en difficulté. Récompensé par un **essai à la 26e minute**, il a été le chef d’orchestre d’une première période quasi parfaite. Si son impact a été moindre dans une seconde mi-temps où Toulouse a défendu en infériorité numérique, il n’a jamais cédé à la panique. Sous la pression constante de la charnière Lucu-Jalibert, il est resté d’une sûreté exemplaire, assurant sorties de camp et gestion des ballons de récupération.
Malgré la défaite, ces trois cadres toulousains ont montré qu’ils restent des références majeures dans le paysage du rugby européen.







